Très endettée, la Région se trouve face à la demande d’aide de l’intercommunale Vivaqua. Producteur et distributeur de l’eau potable de Bruxelles, Vivaqua arrive encore à se concentrer sur sa fonction principale, mais elle n’a plus les moyens d’entretenir les 2.000 km d’égouts qu’elle gère et dont 220 km sont en “très mauvais état”. En 2023 , elle a procédé à la rénovation d’à peine 14 km d’égouts, ce qui fait peser des risques toujours plus grands d’effondrements de parties de chaussées.
La dette de Vivaqua frôle le milliard d’euros. Olivier Mouton tente d’analyser comment on en est arrivé là. Laurence Bovy, la directrice générale reconnaît que l’avenir des activités de Vivaqua n’est plus garanti. Ses seules rentrées proviennent de la vente de l’eau. « Par rapport à nos revenus, la dette est tout simplement trop grande. Ce n’est plus possible”. Si elle n’arrive plus à emprunter, Vivaqua risque la faillite. Elle plaide dès lors pour un soutien financier de la Région bruxelloise. Fabrice Grosfilley synthétise bien la situation.
Un soutien financier que la Région sera bien en mal de lui garantir, alors qu’elle s’est elle-même fortement endettée et ne sait toujours pas comment elle va financer la suite des travaux du Métro3, dont le budget et les délais ne cessent d’augmenter. Avec une progression de 20% en un an, la dette régionale de 11,5 milliards d’euros pèse deux fois ses recettes annuelles. Attaqué par l’opposition, Sven Gatz, le ministre des Finances, va devoir s’expliquer. Une mauvaise gestion ou un sous-financement structurel de la Région, déjà dénoncé en 209 ?

Il faut tout de même savoir que le personnel administratif, et surtout les cadres, étaient en surnombre et en sursalaires. La machine à recycler le personnel politique déchu tournait à plein. La gestion à long terme était calamiteuse.
Le personnel de terrain, lui, travaille dur et dans l’humidité.
Bon à savoir
L’eau à Bruxelles n’est-elle pas vendue nettement moins chère que dans les 2 autres régions?
Pour un ménage de trois personnes, c’est la Région bruxelloise qui reste la moins chère (475 euros), suivie de la Wallonie (562 euros), de peu devant la Flandre (566 euros). Pour une personne seule, la facture la moins élevée reste aussi à Bruxelles (210 euros), suivie de la Wallonie (234 euros) puis de la Flandre (294 euros). A Bruxelles, même en augmentant fortement le prix du m3 d’eau on n’épongera pas le déficit d’un milliard, ni les énormes travaux qui restent à réaliser.