Une expo l’art de rien.

Elle porte parfaitement son nom. L’art de rien pourrait vous captiver avec trois fois rien. Mais ce rien là n’est ni le vide ni le néant. Au contraire, le rien mis en avant par le curateur François de Coninck s’avère aussi interpellant que surprenant grâce à ses 70 plasticiens, très majoritairement bruxellois. Les visiteurs s’étonnent et s’émerveillent devant les innombrables propositions d’un parcours aussi joyeux que poétique. Le surréalisme belge n’est décidément pas mort. Une des rares bonnes nouvelles retrouvées.

Comment ces artistes parviennent-ils donc à susciter des émotions et des réflexions à partir de rien ?  Avec une grande économie de moyens, ils créent des œuvres poétiques, esthétiques, politiques et même philosophiques. Avec presque rien: des objets banals, dont ils détournent les fonctions ou des matériaux pauvres, voire des rebuts, qu’ils subliment par un geste créateur. Un clin d’œil aussi à l’Arte Povera.

Une célébration de l’imaginaire et de l’ingéniosité humaine, capable de créer du beau, du drôle et du poétique à partir de trois fois rien ! A la sortie, de larges sourires s’affichent sur les visages des visiteurs. Et ça, ça n’est pas rien. Le Soir et Libé l’introduisent fort bien.
Vous avez jusqu’au dimanche 17 mars pour prendre du bon temps à la Centrale for Contemporary Art place Sainte-Catherine.

Lipstick, une oeuvre de Elodie Antoine © Elodie Antoine et une petite vidéo qui en dit long.

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