La commission du développement territorial du Parlement bruxellois vient de donner son feu vert à un projet d’ordonnance visant à actualiser la législation de 2014, qui réglemente la mise à disposition d’hébergements touristiques, notamment via les plates-formes digitales. Il s’agit à la fois d’un simple logement chez l’habitant et d’immeubles entiers transformés en « hôtels » sans services.
Accusé de raréfier l’offre de logement à Bruxelles et de faire monter le prix des loyers, le logement touristique est source de profit, mais aussi souvent source de nuisances sonores et d’incivilités. Dans certains quartiers les vrais habitants finissent par être en minorité, remplacés par des occupants festifs occasionnels avec valises à roulettes. La vie de quartier en pâti, une raréfaction des commerces de proximité s’en suit, remplacés par des magasins et des horeca visant les touristes.
Vous lirez dans cette série d’extraits de presse que la nouvelle ordonnance semble loin de résoudre tous les problèmes bureaucratiques générés par la précédente. Des arguments opposés sont développés par l’opposition, par le secteur hôtelier, par les associations citoyennes et par les défenseurs du logement à court terme. Si l’ordonnance est votée sans amendements, gageons qu’il faudra déjà la réviser dès les premiers mois de mise en application …
