La loi qui vise à restaurer les espèces, les habitats et les écosystèmes en danger dans toute l’Union européenne avait été retirée de l’agenda par la présidence belge. Alexander De Croo estimait qu’elle n’avait aucune chance de passer, à cause de l’opposition de plusieurs États membres, dans un contexte de protestations incessantes des agriculteurs. Il voulait mettre ce temps à profit pour agir dans les couloirs.
Bien lui en a pris. On peut lui être reconnaissant – ainsi qu’à Alain Maron – pour leur travail diplomatique, qui a conduit au soutien nécessaire d’une majorité qualifiée, représentant 15 des 27 États membres et 65 % de la population de l’UE. Cela, malgré la pénible abstention de la Belgique à cause du refus de la Flandre. C’était la dernière étape avant l’entrée en vigueur de cette loi. Il s’agit d’un événement historique pour le WWF, car il fixera des objectifs juridiquement contraignants pour tous les États membres.
Ils devront commencer à restaurer de nombreux écosystèmes dégradés, des forêts aux écosystèmes d’eau douce, mais aussi restaurer la nature dans les villes. Il leur faudra atteindre des objectifs de restauration d’habitats et d’espèces spécifiques, afin de couvrir au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de la région d’ici à 2030. Vous comprendrez ce qui va changer ICI. Une obligation passée in extremis avant l’arrivée à la présidence de Viktor Orbán le 1er juillet.
