Archives de catégorie : Tourisme

Une zone à trafic limité.

Citylab part de l’exemple de Paris pour évoquer différentes manières de limiter le trafic et la pollution dans le centre historique des grandes villes. L’interdiction de la circulation des voitures particulières au cœur de Paris, prévue de longue date comme Zone à Trafic Limité, est le dernier volet de la campagne de la maire Anne Hidalgo pour réduire pollution et embouteillages. Comme ses prédécesseurs et comme Good Move, cette mesure s’accompagne d’une certaine controverse.

Une Zone à Trafic Limité (ZTL) interdit aux voitures particulières d’entrer dans les quatre arrondissements les plus centraux de la ville, si leur destination finale se trouve en dehors de la zone, qui couvre cinq kilomètres carrés. Chaque jour, entre 175 000 et 250 000 personnes ne font que traverser cette zone. Les autorités espèrent réduire ce chiffre au moins de moitié. La ville de Paris en dit plus sur les modalités

La ZTL parisienne permettra cependant encore à certaines voitures de circuler (résidants, livraisons, invalides, …). Sous la pression de l’industrie du tourisme les bus touristiques y seront considérés comme des véhicules de livraison. Certains résidents estiment  cependant que la ville fait passer les besoins des touristes avant ceux des habitants. L’article de Citylab détaille davantage les modalités et fait des comparaisons avec d’autres capitales, dont Bruxelles.

Cheveux gris, transports gratuits.

Le Gang des Vieux en Colère fait encore parler de lui. Il s’en prend vertement à la SNCB et à son ministre de tutelle, qui ont décidé de supprimer dès 2025 le ticket à 8,30 €, qui leur permettait d’aller partout en Belgique, voir leur famille et leurs amis, en dehors des heures de pointe. Le Gang soutient aussi avec force l’action en justice menée actuellement par Unia et TestAchats contre la SNCB.

Les vioques – comme ils disent – doivent pouvoir se déplacer librement pour leur santé, pour leur indépendance, pour leur permettre de rester actifs, d’avoir des contacts familiaux réguliers, des activités culturelles diverses. Pour leur permettre aussi de poursuivre leurs activités d’aides bénévoles, de prendre en charge et accompagner leurs petits-enfants, finalement pour se rendre utiles à bien des niveaux.

Il faut que les transports publics soient accessibles à tous. Le Chemin de Fer est un service au public. Il doit donc pratiquer au moins la même politique tarifaire senior que le TEC et la STIB: abonnements à 1 € par mois. Mieux encore, comme le revendique le Gang, la gratuité pure et simple. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

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Réjouissances sans nuisances.

La dernière édition des « Jacqueries » dans la Quartier Saint-Jacques de Bruxelles s’est terminée dans la joie dimanche avant 22 heures. L’an prochain nous vous l’annoncerons bien à l’avance, pour que vous puissiez jouir de ces deux jours de fête consacrés aux arts de la rue, aux performances et à une certaine poésie. Résolument le festival le plus bruxellois et le plus varié de la cité. Avec Christian Middagh comme brillant Monsieur Loyal. Et ici les Jacqueries en photos

Avec beaucoup de musique acoustique et très peu d’amplification, la fête déambulait à travers toutes les rues du quartier, et donc sans soumettre aucun riverain à de la musique sans fin. Des visiteurs de tout Bruxelles et de toutes les couleurs, des touristes et beaucoup d’enfants pour assister à des jongleries, de la magie, des acrobaties, une dégustation de thés chinois, des drag-queens dans une wasserette et même un magasin qui ne vend rien mais expose des bocaux pleins de philosophie.

Un ambiance bon enfant, sans vraie police ni stewards, sans abrutissement et sans bouchons d’oreilles, mais des sourires sur toutes les lèvres. La preuve est faite qu’on peut s’amuser en ville sans s’imposer aux riverains qui étaient à de nombreuses  fenêtres. Même les deux bals populaires se sont déroulés à bas bruit. Seule entorse, le DJ d’un café que personne n’arrivait à calmer et qui ne retrouvera sans doute plus sa place l’an prochain.

 

Des piscines à l’affiche.

Tiens, subitement tous les partis annoncent des projets de piscines en plein air. Des plus modestes aux plus olympiques. La DH y consacre un article illustré en accès libre moyennant inscription gratuite. Sinon, en version non illustrée ICI. Le quotidien fait l’inventaire des projets et précise les ambitions, mais aussi les budgets.

Ecolo Bruxelles avait présenté un projet d’envergure – l’équivalent de 11 piscines olympiques – sur le quai Béco, mais le budget semble hors de portée. Défi en imagine carrément quatre. Philippe Close (PS) et David Weytsman (MR) proposent des partenariats public/privé comme solution sur le plan financier, puisque la Région est exsangue.

Gageons que cette formule aura des répercussions sur le prix d’entrée, qui ne sera pas nécessairement accessible à toutes et tous. La Ville de Bruxelles promet des tarifs réduits pour ses habitants, mais ce sont tous les habitants de la Région qui devraient avoir le droit d’y plonger à un tarif démocratique. Laquelle de ces promesses électorales se concrétisera après les 13 octobre ?

48% des Belges partiront en avion.

Selon le baromètre établi par Europ Assistance, repris dans cet article de L’Echo, les Belges seront 65% à partir en vacances cet été et 48% prendront l’avion au lieu de 37% l’an dernier. Brussels Airport Company en pleine croissance renoue avec un bénéfice significatif. Les affaires tournent pour Arnaud Feist, le CEO de la compagnie. Tant mieux pour les actionnaires canadiens et pour l’emploi. Tant pis pour la santé des personnes survolées et pour le climat.

Comme toujours, la presse semble se réjouir des résultats finaciers en progrès. Elle ne relève que très rarement que « l’avion décolle, mais que le train plafonne ». Elle « oublie » toujours de rappeler que le kérosène des avions n’est pas taxé. Que l’aéroport de Zaventem n’a procédé à aucune expropriation et autorise toujours de vieux avions polluants, moyennant un taxe supplémentaire qu’il empoche.

Une étude toute récente démontre que les populations résidant dans les 20 km d’un aéroport sont victimes des particules ultrafines (PM0,1) déversées par les avions et nocives pour la santé respiratoire et cardiovasculaire. Le Soir y consacre un article et T&E en dit plus en anglais sur son étude.