Archives de catégorie : Santé

Moins de viande ?

C’est l’histoire d’un gentil loup dont l’ombre effraie les autres animaux de la forêt. Dans une pub devenue virale, le loup confesse « Pas facile de se faire des amis, quand on les mange… » Pour s’intégrer, il décide de ne plus manger de viande. Comme un conte de Noël, ce gentil loup suggère qu’il est possible de changer ses habitudes alimentaires.

Nous savons tous qu’une surconsommation de viande s’avère néfaste pour le climat. Nos habitudes alimentaires représentent près d’un quart de notre empreinte carbone, dont plus d’un tiers pour la seule viande. Néfaste aussi pour notre santé, en augmentant les risques de développer des maladies cardiovasculaires, du diabète, des cancers.

Sommes-nous prêts pour autant à manger moins de viande ? La consommation de viande diminue légèrement en Belgique. Un tableau le confirme. Les protéines végétales progressent un peu. Cela ne peut cependant reposer sur les seules épaules des Bruxellois. Il faut que la transition soit possible, facile, attractive et désirable. Les lobbys carnés font évidemment tout pour s’y opposer, malgré l’impact de la viande synthétisé avec ChatGPT.

Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

Des voitures en moins.

L’usage de la voiture individuelle régresse à Bruxelles. Oui. Moins d’un trajet sur trois se fait en voiture, alors qu’il y a 15 ans, près d’une personne sur deux se déplaçait en voiture individuelle. Si cette régression devait se poursuivre, les premiers à en profiter seraient ceux qui ont absolument besoins d’une voiture et qui circuleraient de manière plus fluide.

Avec la limitation des places de parkings et leur prix, avec la limitation de la vitesse, avec le plan Good Move, les LEZ et les prix en hausse des voitures, on assiste à une diminution de l’usage de la voiture. Selon Espaces Mobilités, une voiture coûte entre 500 et 600 euros par mois et donc près de 7000 euros par an. En dessous de 10 000 km par an, l’autopartage serait plus écologique et économique que la possession d’une voiture.

L’usage des transports en commun, des vélos, des trottinettes et de la marche ont fortement progressé. Les chiffres sont ICI. Cela a profité à des réaménagements plus conviviaux de l’espace public et à la qualité de l’air, au profit de tous. Malgré des poches de résistance tenaces, la classe politique est invitée à persévérer et à faire preuve de pédagogie plutôt que de clientélisme.

>>> rappel: la semaine du multilinguisme commence lundi

 

 

 

Guerre au sucre ?

Les Bruxelloises et les Bruxellois consomment trop de sucre et leur santé en pâtit. Pas évident de réduire le sucre caché dans notre alimentation et notamment dans les boissons industrielles. La prohibition s’avèrerait impopulaire et donc inefficace. Se souvenir de l’expérience réussie de réduction progressive du sel dans le pain, entamée par la Belgique au début de ce siècle ?

Fondée sur des accords volontaires avec les boulangers pour réduire chaque année légèrement la teneur en sel dans leur pain, la stratégie s’est avérée efficace et indolore. Vu le caractère progressif de l’opération, les consommateurs ne se sont pas aperçus du changement et la consommation de pain n’a pas diminué. La stratégie est synthétisée ICI avec ChatGPT.

La même stratégie ne pourrait-elle être appliquée aux sodas ? En réduire progressivement la teneur en sucre serait un gain considérable en matière de santé, en particulier pour les jeunes qui en consomment régulièrement. Une concertation avec les géants des sodas et des normes ne devraient pas être hors de portée pour le gouvernement fédéral, malgré la présence des puissant lobbies du sucre. C’est une question de santé publique.

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Électricité: 64% de frais et taxes.

Seuls 36% de votre facture sert à payer l’électricité consommée, tout le reste ce sont des frais de distribution, des accises et des taxes ! Vous en trouverez tout le détail ICI, mais bien plus encore dans l’émission Les Clés. Ce n’est pas comme cela qu’on va convaincre les Bruxellois de se déplacer et de se chauffer avec une énergie électrique performante (1).

Il y a donc de la marge pour réduire le prix de l’électricité, si on veut la privilégier comme source d’énergie performante et productible localement sans polluer la planète. Cela dépend largement du Fédéral. S’il ne peut se permettre de perdre cette rentrée, il pourrait mettre sur le gaz la TVA et les accises qu’il supprimerait sur l’électricité.

L’augmentation progressive de la taxation du gaz – dont on veut réduire l’usage vu la dépendance et la pollution qu’il entraîne – pourrait donc servir à baisser le prix de l’électricité, sans déséquilibrer le budget de l’État. Un signal clair et rapide doit être donné aux Bruxellois, dont certains en passe de devoir choisir une nouvelle source d’énergie et le matériel nécessaire pour l’utiliser à bon escient. On en reparlera.

(1) Avec une pompe à chaleur, chaque kWh consommé produit en moyenne 3 à 5 kW (kWh) de chaleur. Avec une chaudière à énergie fossile, le rendement n’est que de 1.