Archives de catégorie : Propreté

Une ville accommodante

Place Fernand Cocq à XL, aujourd’hui tout le monde trouve sa place sur cet espace bien pensé, bien utilisé et qui réunit tous les âges et diverses activités improvisées.


Des poubelles accessibles en permanence, fini les sacs poubelles. Mais ce n’est pas (encore ?) à Bruxelles.


Des citoyens montrent la voie aux bureaux d’étude urbanistiques …

Ils défient la Région.

Bruxelles, la ville aux cent comités de quartier ! Des assemblées citoyennes qui se réunissent autour de problématiques qui vont des crottes de chiens aux plans de mobilité. Une société civile vivante qui se bat pour une meilleure qualité de vie pour tous les habitants. 40 d’entre eux se sont rassemblés en urgence. Nous en avons déjà fait état ICI. Un député de l’opposition publie leur premier baromètre.

Ils ont rédigé une lettre ouverte adressée à la Région. Ils épinglent trois situations:
– Un manque de sécurité élémentaire qui mine la cohésion et rend la ville invivable.
– Le manque de propreté de trop d’espaces publics négligés.
– L’augmentation de la pauvreté et du sans-abrisme de plus en plus perceptibles.
S’y est ajouté le développement d’un important commerce de drogues bon marché et la violence mafieuse qu’il développe pour le maintien de ses territoires.

C’est au ministre-président qu’ils se sont s’adressés. Ils attendent des actions fortes et rapides tant sur le plan sécuritaire que sur le plan social. La Région déroule ses plans. Les quartiers sortent déçus de ces compétences éparpillées. Toujours pas de vrai leadership, mais un renvoi vers le fédéral. La sécurité a été longtemps balayée sous le tapis et il ne reste que quelques mois à la majorité régionale progressiste pour montrer ce qu’elle peut faire.

Une ville jardin.

Singapour, ville du futur ? Avec une population de 6 millions d’habitants sur une superficie égale à Hambourg, l’île de Singapour a la densité de population la plus élevée du monde  (après Monaco). On pourrait s’attendre à des empilements de béton et d’asphalte. C’est sans compter sur la volonté ferme de la Cité-État de limiter la hausse des températures. Des transports en commun très efficaces et les voitures les plus coûteuses du monde astreintes à des péages onéreux ont dissuadé les habitants de se motoriser. Chaque projet est aussi analysé sous l’angle de son impact climatique.

C’est cependant en verdissant la ville et ses immeubles que le gouvernement de Singapour est arrivé à baisser la température de 2 à 3° et à créer des espaces de fraîcheur appréciés de la population. Singapour est une forêt de gratte-ciel futuristes au milieu d’une végétation dense avec des allures de jungle urbaine. La moitié de la surface du pays est déjà végétalisée et pas moins d’un million d’arbres supplémentaires doivent être plantés d’ici 2030. Le RTBF y consacre un reportage flatteur mais instructif.

Ce miracle urbain n’aurait cependant pas été possible sans le statut de Cité-État de l’île, sans sa richesse, sans sa population disciplinée composée de 78% de Chinois et sans un gouvernement autoritaire mais intègre, qui ne craint pas de prendre les mesures impopulaires nécessaires, avec le concours d’une administration performante et de conseillers scientifiques internationaux. Même si nous aurions quelque peine à y vivre et à être ainsi dirigés, il y a des leçons à tirer de l’efficacité de la Cité-État au régime hybride, pas entièrement démocratique.

City in the jungle, Airport et projet OMA

Recettes de la STIB en baisse.

La gratuité des transports en commun se retrouve régulièrement sur la table. L’objectif principal de ce cadeau serait de réduire le recours à la voiture et ainsi diminuer les émissions de gaz à effet de serre, les polluants et les nuisances sonores. Reste à s’assurer que c’est bien le prix qui dissuade les automobilistes de prendre les transports en commun ?

Gratuité ? Si l’usager ne paie pas ou peu, c’est la collectivité qui financerait cette gratuité via l’impôt. Autrement dit, l’effort serait supporté par tous, y compris par ceux qui prennent leur voiture et ceux qui ne se déplacent pas souvent. Les recettes propres de la STIB ne représentaient qu’environ un tiers de son budget, le reste était déjà couvert par la Région. Entre 2019 et 2022, ce taux de couverture est passé de 45 à 25%. Les recettes propres de la STIB ne couvrent donc plus qu’un quart de ses dépenses.

La crise du Covid est passée par là et les tarifs ne sont plus indexés depuis longtemps. De plus, s’ajoute l’énorme chantier du Métro 3 et la multiplication des tarifs préférentiels imposés à la STIB par le gouvernement. Quels que soient leurs revenus, aujourd’hui les jeunes de moins de 25 ans et les seniors de plus de 64 ne paient plus que 12€ par an. C’est donc déjà la quasi gratuité pour une bonne part des Bruxellois. Doit-on aller plus loin ?

2
2

Recycler nos déchets.

En 2021, les Bruxellois ont généré 454.320 tonnes de déchets, c’est beaucoup. 35,4 % ont cependant pu être recyclé grâce au tri opéré par les citoyens. Suite à la réforme des collectes, en mai 2023 pas moins de 1640 tonnes de canettes et plastiques ont été récoltées dans les sacs bleus et 1097 tonnes de déchets alimentaires se sont retrouvés dans les sacs oranges, soit une augmentation de 137% par rapport à 2022. L’Agence Bruxelles-Propreté donne ICI les premiers résultats globaux de cette réforme, dont une évaluation aura lieu cet automne.

Souvent critiquée, cette agence se trouve face à un travail considérable et s’efforce de réduire son empreinte écologique. Elle livre ICI son bilan. On y voit que le verre est transporté par bateau, que la chaleur de l’incinérateur est vendue au shopping center Docks Bruxsel, qu’elle aligne de plus en plus de véhicules électriques et qu’une première benne à hydrogène est en service. Un article de L’Echo analyse sans complaisance la situation et les réformes en cours.

Des lecteurs sans terrasse et sans balcon soulèvent la question des sacs oranges devenus obligatoires. Il faut les garder une semaine à l’intérieur avec les odeurs et les mouchettes que cela génère. Ils regrettent aussi que ces sacs n’existent qu’en 30 litres, un volume que personne ne peut remplir en une semaine. Bruxelles-Propreté promet de se pencher sur cette question lors de son évaluation.