Archives de catégorie : Mobilité

Piétonnier et deux roues.

Le piétonnier a 10 ans. Qui demande le retour des voitures sur le boulevard Anspach ? Le piétonnier s’avère fort fréquenté, de jour comme de nuit. Pas assez bien entretenu au niveau de la propreté et des plantations, avec une offre commerciale peu variée, il peine toujours à attirer les habitant.es du haut de la ville. Si sa population croît légèrement, l’exode d’une certaine classe moyenne se poursuit. En cause, les logements touristiques et les nuisances sonores liées à sa disneylandisation, au profit des touristes. L’article de la RTBF en dit plus.

Une cohabitation revue. Entre piétons et un certain nombre de cyclistes peu disciplinés cela ne s’arrange pas. La Ville compte interdire les vélos et le trottinettes sur la partie la plus fréquentée du piétonnier, renvoyant l’autre partie vers des itinéraires alternatifs pas  encore vraiment évidents. Le statu quo n’est toutefois plus une option pour la Ville. Le débat est ICI.

De l’ordre pour les trottinettes. La Région n’a pas vu venir l’arrivée d’un grand nombre de sociétés de trottinettes partagées. Le chaos fut total et les trottoirs encombrés de véhicules abandonnés. Aujourd’hui fini le Far West, seules deux sociétés ont été retenues et on est passé de 20 000 à 8 000 trottinettes disponibles, avec stationnement dédié, sous peine de poursuite de la facturation du parcours. Certains continuent à contester la transparence du choix opéré.

 

Place de la voiture en 2025.

 Que ce soit pour lutter contre les embouteillages, pour améliorer la vie et la sécurité des piétons ou pour améliorer la qualité de l’air, vous lirez ICI comment des villes ont osé se confronter aux  voitures en 2024. Paris limite le trafic de transit dans le centre-ville. Londres promet des changements radicaux dans la City. New York vient de connaître son année la plus sûre pour les piétons. Dublin va interdire la circulation automobile dans son centre-ville.

La limitation des véhicules dans les centres-villes encombrés se traduit par un air plus pur et des rues plus sûres, mais aussi par une réduction du bruit. Dans le centre historique de Leipzig, ce qui frappe ce n’est pas une présence, mais une absence: il n’y a aucun bruit de voiture. Au lieu du crissement des freins et du grondement des moteurs, on entend le bavardage des terrasses, le carillon des églises et même des oiseaux. 

Pendant ce temps, Bruxelles – qui ne s’est pas montrée capable d’expliquer ni d’amender son plan Good Move – a fait marche arrière. Par démagogie et clientélisme, plusieurs partis ont rejeté le plan de mobilité, sans en proposer un autre. Ils retardent la mise en œuvre de la nouvelle phase de la zone de basses émissions (LEZ), sans rien faire pour aider les plus défavorisés à s’y adapter et sans se soucier de la qualité de l’air que nous devons tous respirer. Un nouveau gouvernement va-t-il s’y atteler ?

Bank junction and the Royal Exchange. Tom Skipp/Bloomberg

Des villes « touristifiées ».

Le 15 juin, plusieurs villes du sud de l’Europe seront le théâtre d’une journée de mobilisations coordonnées contre la « touristification » de leurs territoires. À Barcelone, Lisbonne, Naples ou aux Canaries, le tourisme de masse remodèle les espaces urbains, souvent au détriment des communautés locales.

La lassitude est palpable, et elle s’écrit même sur les murs : les appartements touristiques recouverts de graffitis « tourists go home » sont désormais un paysage familier dans bien des villes. Ce qui est mis en cause une dépendance excessive au tourisme, qui a progressivement chassé de nombreux habitants de leurs logements et de leurs quartiers.

A Bruxelles on n’en est pas (encore) là, mais avec le développement des citytrips, grâce à Airbnb et Ryanair, le centre historique n’en est pas loin. Son bourgmestre rock & roll déploie nombre de grands événements et des podiums musicaux, pour attirer toujours plus de touristes, avec les horeca et les commerces pour touristes qui les accompagnent. Un moratoire ne s’impose-t-il pas avant d’aller plus loin ?

 

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Une marche pour le canal.

Ce dimanche, plusieurs associations organisent une marche pour des quais plus verts et plus accueillants pour les piétons et les vélos. Les travaux nécessaires pour le soutènement des berges constituent une belle occasion de revoir l’affectation des quais du canal.

Molenbeek est l’une des régions les plus densément peuplées du pays et elle manque cruellement d’espaces verts et publics. Des bancs, des arbres, des allées piétonnes, des terrains de sport, une circulation apaisée et modérée, pourraient métamorphoser les quais du canal, à l’instar de ceux de la Seine à Paris ?

Une courte promenade ce dimanche 8 juin à 15h, avec un départ depuis le Quai des Charbonnages à la place Sainctelette jusqu’au pont Dansaert, où tout le monde se retrouvera sur la toute nouvelle « plage ». On y partagera des idées et des rêves pour un avenir différent en centre-ville. Votre participation serait un encouragement pour les habitants et un signal pour nos autorités.

 

Vélo électrique sans batteries ?

C’est une petite révolution dans le monde du vélo électrique : le « Pi-Pop » n’a pas de batterie mais des supercondensateurs. C’est donc un vélo électrique réellement sans batterie, pour polluer encore nettement moins et être plus autonome. Un ingénieur français l’a imaginé et il  en a déjà vendu un bon millier. La RTBF en parle ICI.

Comment ça fonctionne ? « Dans le porte-bagages, il y a deux séries de supercondensateurs. Ça permet de récupérer l’énergie, de recharger quand vous pédalez facilement et puis de la restituer quand vous en avez besoin, pour les démarrages, les accélérations ou les montées. » Aussi simple que cela.

Un utilisateur bruxellois : Pas trop d’efforts pour éviter d’arriver transpirant aux rendez-vous. Faut pas se préoccuper de recharger une batterie. L’autonomie est infinie. Assez léger pour prendre le train ou le métro. Si vous voulez tout en savoir c’est ICI. Pour obtenir un RV à Bruxelles pour un essai c’est ICI.