On n’ose même plus imaginer un gouvernement avant la fin de l’année. Plus personne autour de la table. Les mots manquent pour qualifier la situation qui perdure depuis près de 550 jours. Nos représentants (?) élus pour gouverner la Région semblent vaquer à leurs occupations courantes, sans plus rien déposer sur la table des négociations. Le respect de l’électeur ne semble plus une priorité. Juste quelques petites phrases assassines pour tente de remonter dans les sondages. La honte pour la capitale de l’Europe.
Elk Van den Brandt (Groen), cheffe de file de la majorité néerlandophone, voit en Yvan Verougstraete (Les Engagés) un possible formateur, qui dispose des clés. Il avait donné dix jours au MR pour proposer une solution qui suscite l’adhésion d’une majorité. La deadline, c’est aujourd’hui. L’alternative Verougstraete, c’est un gouvernement de centre gauche sans le MR. Pas facile à mettre en place, puisqu’il n’a aucune majorité garantie. C’est cependant celle qui s’en rapproche le plus.
Dans Bruzz, Kris Hendrickx lance une autre carte. Il se demande si les citoyens ne devraient pas prendre le relais des négociateurs défaillants ? Des personnalités de tous les secteurs de la société bruxelloise se sont regroupés dans Respect Brussels. Ils ont appelé à une nouvelle approche. Faute du conclave – qu’ils ont appelé de leurs vœux – ils ont lancé un Appel en faveur d’un comité d’experts et d’une convention citoyenne. Plus vite dit que fait, mais une échappée. Tous les lundis midi ils seront présents face au parlement.
