Un futur à construire.

Christian Vandermotten* jette un regard sur le passé de Bruxelles pour évoquer son avenir. Mal aimée par les Flamands comme par les Wallons, Bruxelles aura de la peine à trouver une majorité suffisante à la Chambre pour modifier un statut, qui la prive des ressources et des pouvoirs qui lui manquent pour se réformer au profit de sa population et de son rôle de capitale multiple.

Vieille méfiance envers tout pouvoir centralisé, Bruxelles a toujours souffert d’un manque de solidarité de la part des deux autres Régions. Elle n’a jamais été pensée comme la capitale du pays autour de laquelle une solidarité devait s’organiser. Il serait pourtant juste que chacun paye des impôts là où il travaille. Voit-on Wallons et Flamands soutenir une telle réforme qui les appauvrirait ? L’absence prolongée de gouvernement contribue à l’image négative que les Régions voisines lui attribuent et conforte leur volonté de tutelle.

Vous en lirez plus ICI dans son interview. Si son analyse s’avère parfois décourageante, il évoque aussi des solutions pour en sortir à l’exemple de villes comme Hambourg, Berlin ou Brême, qui bénéficient d’une dotation importante pour compenser le fait qu’une partie de leur population y travaille mais habite à l’extérieur de la ville. Il a aussi comparé Bruxelles à d’autres villes lors des Nuits du Savoir.

* Christian Vandermotten, urbaniste et géographe, professeur émérite à l’ULB et auteur d’un ouvrage de référence – Bruxelles, une lecture de la ville.

 

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