Les bancs se font rares en ville. Souvent remplacés par des terrasses de café, où il faut consommer pour pouvoir s’asseoir. L’espace public ne doit-il pas mériter son nom: l’espace du public. ? C’est avec les contributions de nous tous que l’espace public est aménagé et entretenu. Le voir privatisé est une tendance qui mérite réflexion. Les diverses fonctions des bancs publics sont bien illustrées ICI et résumées LÀ.
Les personnes âgées ou porteuses d’un handicap doivent pouvoir s’asseoir à intervalle régulier lors de leurs déplacements. Les bancs sont aussi des lieux de rencontre informels où les citoyens échangent quelques mots ou entament des conversations avec des inconnus. Leur disposition peut favoriser ces échanges. Nos communes sont-elles attentives à ces aspects de la vie en commun ?
Place Sainte-Catherine une série de bancs ont été enlevés pour permettre aux établissements privés d’agrandir leurs terrasses. Une action citoyenne menée à l’AB a conduit à la fabrication des bancs en bois. Certains sont toujours en place malgré la rafle de la Ville. Sur le piétonnier, les marelles, pétanques et autres sculptures ludiques ont disparu au profit des terrasses. L’espace public est notre salon à tous, ne mérite-t-il pas d’être bien aménagé et entretenu ?
Une initiative citoyenne largement démontée par la Ville et des bancs publics bienvenus

Il est de plus en plus fréquent que le mobilier urbain (quand il y en a) soit délibérément conçu pour que des indésirables (= les sdf) ne puissent pas s’y installer*. Mais cela impacte aussi d’autres personnes : les personnes âgées, les invalides, les personnes en mauvaise santé, les mamans /papas avec leurs jeunes enfants, etc… Il y a près d’un demi-siècle, le bourgmestre de Schaerbeek Roger Nols faisait enlever tous les bancs où se réunissaient « des bandes de jeunes », laissant sur le carreau toutes les autres personnes susmentionnées…
* « Mobilier urbain anti-sdf », « architecture hostile ». Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobilier_urbain_anti-SDF
Il est de plus en plus fréquent que le mobilier urbain (quand il y en a) soit délibérément conçu pour empêcher les indésirables sdf de s’y installer. Sauf que ça impacte aussi d’autres personnes qui en ont besoin : les personnes âgées, les invalides et les personnes en mauvaise santé, les mamans qui allaitent/nourrissent leurs bébés, etc… Il y a un demi-siècle, le bourgmestre de Schaerbeek Roger Nols faisait systématiquement enlever les bancs où se réunissaient des « bandes de jeunes », en oubliant que ces bancs étaient aussi utilisés par d’autres personnes…
Non seulement l’espace publique se réduit mais les limites de vitesse ne sont plus respectées, aucunes règles pour les vélos réutilisables et les trottinettes qui envahissent les trottoirs en mouvement et en dépôt. La publicité envahit tout ; les trams en sont emballés comme des sandwichs.
Il faut non seulement pouvoir s’assoir sans consommer mais boire et se soulager devrait être gratuit (la collecte des urines est une solution écologique).
Être pauvre est de plus en plus une malédiction ! Vivre sobrement en bonne santé doit devenir la norme.