Une fiscalité innovante.

À Bruxelles, le revenu moyen est inférieur de 25 % à celui de sa banlieue. C’est que, la moitié des personnes qui travaillent à Bruxelles vivent en dehors: deux tiers de Flamands et un tiers de Wallons. Ils profitent de la ville sans en payer le prix, puisqu’ils doivent payer leurs impôts là où ils dorment. Air connu.

Dans Moustique, l’économiste Vincent Vandenberghe (IRES-UCLouvain) fait une analyse de la situation et propose une solidarité innovante de la part des habitants des banlieues envers ceux de la capitale. Il suggère des solidarités territoriales via des transferts financiers, des fonds dédiés ou encore une extension de l’assiette fiscale des grandes villes à leur périphérie via des fusions, mais surtout une fiscalité plus attrayante que celle des périphéries.

Il en dit plus dans cet article, mais se demande évidemment si les autres Régions voudront vraiment vouloir venir en aide à Bruxelles ? C’est leur intérêt, mais si le ministre en charge du territoire wallon reconnaît les constats, il estime que la dotation qui vise à compenser ces charges est suffisante. Sans gouvernement depuis un an et affichant une dette importante, Bruxelles apparaît avant tout comme mal gérée, plutôt que sous-financée. L’un n’empêchant cependant pas l’autre.

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