Variante fumable de la cocaïne, le crack (1) est une drogue dure très addictive et nocive. Vu des arrivages massifs, des dealers se font de gros sous en opérant un peu partout en ville. Malgré leur prix, crack et cocaïne sont plus faciles à trouver à Bruxelles que le cannabis. « C’est comme acheter du chewing-gum dans un magasin ». Une étude menée par safe.brussels et UGent confirme une augmentation significative de la consommation de crack.
Elle montre que la consommation de crack est étroitement liée à des problèmes sociaux profondément enracinés tels que le sans-chez-soirisme, la pauvreté et l’accès limité aux services sociaux. Les services d’aide ne peuvent plus répondre aux besoins fondamentaux de ces personnes très vulnérables. Sans perspectives d’avenir et très marginalisées, elles consomment des substances intoxicantes, pour rendre leur situation plus supportable. Sans chez soi, cela se passe alors autour des gares et des parcs.
La présence de consommateurs dans l’espace public crée un sentiment d’insécurité parmi la population et augmente la pression sur les services sociaux et de santé. Elle peut aussi entraîner des problèmes d’agressivité, qui impactent la sécurité à Bruxelles. L’étude, relatée par Brussels Times traduite ICI, en dit plus et évoque la responsabilité du fédéral, qui laisse des milliers de personnes en rue sans toit et sans soins.
(1) placé sur une bande de papier aluminium, le crack est inhalé après avoir été chauffée à l’aide d’un briquet
