Le succès inattendu de la Team Fouad Ahidar a bousculé l’échiquier bruxellois. Un parti qui se distingue par sa capacité à concurrencer le parti socialiste en s’emparant de questions communautaires et religieuses, telles que le port du voile dans l’administration publique et en milieu scolaire, l’abattage rituel ou l’épineuse question du conflit israélo-palestinien.
Laurye Joncret (ULB) y consacre un article dans The Conversation. Elle rappelle que Fouad Ahidar est un ex-député socialiste et initialement membre de la Volksunie. Il a dépassé les 10 % dans quatre des dix-neuf communes bruxelloises et obtenu des sièges dans cinq communes. Le parti semble dès lors prêt à s’implanter durablement dans le paysage politique bruxellois. L’article retrace aussi l’historique de l’arrivée d’une immigration musulmane et celle de mouvements islamistes, qui ont investi une partie du secteur associatif.
« Team Fouad Ahidar tente de refaçonner les rapports entre religion et État. Il semble imposer à la mandature bruxelloise à venir un agenda politique marqué par des revendications communautaires. Bien que son programme aborde un ensemble de thématiques socio-économiques, les campagnes souterraines menées par cette formation ont alimenté les débats communautaires et identitaires via des canaux moins régulés, tels que WhatsApp.« Ahmed Laaouej (PS) a usé d’une stratégie assez similaire et payante.
