Bruxelles, ville de la connaissance, attire chaque année des milliers d’étudiants de tout le pays et près de 20% venus de l’étranger. Avec près de 140 000 étudiants inscrits dans nos 4 universités et 14 hautes écoles, Bruxelles est devenue la première ville estudiantine du pays. S’il faut se réjouir de cet attrait de Bruxelles, il faut aussi tout mettre en œuvre pour que cette expérience urbaine soit positive et décide certains d’entre eux de s’y établir.
Bruxelles peine cependant à loger dignement cette nouvelle génération qui découvre la ville. Pouvoirs publics, universités et hautes écoles ont très peu investi dans des logements accessibles et adaptés à ce public spécifique. Il tarde aussi à recadrer plus strictement l’offre privée qui promet souvent des rendements (trop?) importants aux investisseurs. L’offre reste en pénurie avec une forte augmentation des loyers pour conséquence.
Brussels Studies Institute vient de publier un article, rédigé par six auteurs qui analysent, prennent position et lancent un signal d’alarme à l’attention des pouvoirs publics. Aujourd’hui, vu cette pénurie, il est devenu presque impossible de trouver un kot à moins de 600 €. Si les colocations, permettent à certains étudiants et étudiantes de maîtriser le coût de leur logement, elles empiètent sur un marché locatif résidentiel, déjà fortement sous tension.
