Comment WhatsApp aurai-t-il pu influencer le scrutin bruxellois ? Cette campagne électorale a été marquée par une intensification de l’utilisation stratégique de WhatsApp. Elle a permis à certains élus bruxellois de mobiliser des électeurs bien spécifiques. En particulier sur des thèmes clivants comme Good Move, l’abattage rituel sans étourdissement ou encore le conflit israélo-palestinien. Jusque là, rien d’illégal. Plusieurs partis y ont investi de gros moyens et ont réussi à mobiliser un électorat dormant.
Lorsque l’électorat est très fragmenté, les fans de WhatsApp peuvent devenir de précieux « community managers », en adoptant le style de communication des influenceurs. Ahmed Laaouej et Fouad Ahidar ne s’y sont pas trompés. «Utiliser WhatsApp pour mobiliser les électeurs sur de tels enjeux s’est avéré une tactique efficace», déclare Nicolas Baygert, expert en communication politique et professeur à l’IHECS. Il en dit plus dans cet article du VIF.
Ces campagnes souterraines passent par les tunnels digitaux cryptés de WhatsApp et pourraient dégrader une démocratie déjà souffrante. «Il est clair que ce genre de pratique polarise, et renforce les phénomènes de chambres d’échos et de ‘nous contre eux’, en enfermant les citoyens dans des logiques monothématiques, sans dialogue ni concession possible». Une réflexion plus nuancée, mais sur les réseaux sociaux, pas sur WhatsApp. Matière à réflexion.

Un exemple extrême de l’utilisation des réseaux à des fins électorales, ce sont les petits films d’animation de la page Facebook du Vlaams belang, dont voici un exemple https://www.facebook.com/share/r/Ls5e9wYJN4v8x75Q/?mibextid=UalRPS
Comme ils ne trouvent pas de vraies images dans la réalité, ils la dessinent de toute pièce. Je ne comprends pas que ce ne soit pas sanctionné parce que c’est clairement de l’incitation à la haine.