Votre logement est-il performant ? Son isolation thermique et les énergies utilisées sont-elles adéquates ? C’est ce que le certificat PEB (Performance Energétique d’un Bien immobilier) tente d’établir. Le fait-il avec objectivité et constance ?
Si jusqu’en 2025, ce certificat est encore purement indicatif, il est cependant déjà obligatoire de le produire lors de la vente d’un bien immobilier comme lors de la signature d’un bail. Il est à charge du propriétaire, qui devra progressivement remédier aux lacunes des scores les plus bas (FG), sauf exceptions. Des banques commencent aussi à en demander copie en vue de prêts hypothécaires … Certinergie en dit plus sur tout cela.
Avec près de 40% de logements très mal isolés, Bruxelles se devait de mieux évaluer la situation et de fournir des aides à la rénovation pour y remédier. Toutefois les exceptions retenues pour le PEB et l’objectivité des certificateurs sont mis sur la table et doivent absolument être résolus, avant que ce certificat ne prenne une place grandissante dans la législation et dans notre vie quotidienne.

Un problème encore plus difficile à résoudre que l’objectivité des évaluateurs ou les exceptions : l’effet rebond. Le PEB table sur une consommation théorique alors que les recherches montrent que celle-ci est très éloignée de la réalité. Quand un bâtiment est peu isolé, on chauffe moins fort et/ou moins de pièces alors que quand l’isolation augmente on se permet d’augmenter le confort thermique et la consommation diminue nettement moins qu’attendu. Cet outil ayant un très gros impact sur le budget des ménages s’il devient contraignant, se révèle donc relativement peu efficace pour réduire les émissions de CO2. Espérons que ces constats fassent évoluer les projets de réglementation.
Extrait de l’Echo du 05/02/2024 :
« La consommation théorique prévue par le PEB est, en moyenne, près de 2,5 fois plus élevée que la consommation réelle. Et alors que la différence n’est que de 9% pour les maisons classées A, elle est de 217% pour les maisons classées F (il n’y a pas de G dans l’échelle PEB flamande). »
Bonjour!
Ma maison est dans ce cas, et de fait les questions d’isolation ne sont pas une mince affaire. J’étais tout intéressée par le lien « exceptions », mais hélas il ne fait pas mention d’une quelconque exception et se contente de nous expliquer que des groupements d’artisans spécialisés se mettent en place pour faire face à la demande, « à des prix défiant toute concurrence » sans doute, mais dans le mauvais sens. Pour ma part, je vis le PEB comme une impasse et ce que je vois des progrès en isolation jusqu’ici c’est l’apparition de moisissures sur des murs qui jusqu’alors n’en n’ont jamais présenté… « Il suffirait » de mettre une ventilation? Certainement… Mais comment payer l’accumulation de travaux onéreux… Les primes sont loin de suffire. Bref… La bouteille à encre…