Sans soldats la guerre est impossible, nous écrit un lecteur. Il nous rappelle que le Bruxellois Sam Biesemans est le vice-président du Bureau Européen des Objecteurs de Conscience. Sam constate que près de 300.000 jeunes Russes ont choisi de ne pas prendre part au conflit Russo-Ukrainien et ont quitté le territoire. Près de 650.000 hommes ukrainiens auraient obtenus le statut de réfugiés en Europe. Oui, sans soldats la guerre serait résolument impossible.
La situation s’avère compliquée pour nombre de ces “déserteurs” qui se retrouvent sans statut un peu partout dans le monde, bien que l’objection de conscience figure parmi les Droits Humains (1). Ce ne sont pas des lâches, ils ont le courage de refuser de prendre les armes contre leurs frères d’en face. De Standaard y consacre une carte blanche argumentée.
Empêcher les guerres ne pourrait-il pas simplement commencer par soutenir celles et ceux qui refusent de la faire, affirme le site Simplicité Politique ? C’est vrai pour celles en Ukraine, à Gaza, en Israël, en Syrie, en Iran et ailleurs dans le monde. Une pétition circule et elle a déjà récolté près de 50.000 signatures. Vous pouvez aussi la signer ICI.
(1) L’objection de conscience est une composante de la liberté de conscience. Elle est largement reconnue en droit positif, en particulier par les articles 18 du Pacte et 9 de la Convention européenne.
