
Photo d’affichage détourné extraite du journal Le Soir
Les auteurs d’une pétition pour l’interdiction de la publicité dans l’espace public ont plaidé leur cause lundi au Parlement bruxellois. Ils ont des arguments tant sur le plan de l’aménagement de l’espace public, que de la santé, de la consommation et du gaspillage. Une publicité est rarement là pour répondre à des besoins, mais plutôt pour en créer. Des sodas trop sucrés, des repas trop gras et trop salés, des incitations à boire de l’alcool, à effectuer des mini trips, …. N’est-il pas temps de mettre de l’ordre dans tout cela ? Mais à quel prix une ville sans pub ?
L’affichage publicitaire a toute une histoire, elle a envahi la ville, surtout avant l’arrivée des médias sociaux. En 1989 Le Soir lance déjà une alerte. L’échevin de la Ville, Michel Van Roye, fut le premier à interdire les placards publicitaires de 20 m2 sur les façades des maisons. Ces locations rapportaient plus qu’un loyer et ne nécessitaient aucune rénovation. Privés de ces revenus publicitaires, les propriétaires ont commencé à rénover leurs appartements pour pouvoir les louer. Bingo ! En 1995, la Région s’est lancée dans une règlementation plus ferme, mais moindre que celle de la Ville, ce qui pose la question du pouvoir des communes. En 2006, la Région se penche sur de nouvelles règles et puis d’autres encore en 2019.
Le Gracq s’est réjoui de certains aspects de ces modifications. IEB y voit une cohabitation contre nature. Pourtant, une fois débarrassée de la pub commerciale, Bruxelles pourrait faire le tri et ne conserver que les emplacements qui ne font pas obstacle à la circulation piétonne et ne dépare pas des bâtiments remarquables. Les emplacements qui subsisteraient pourraient illustrer des pages de l’histoire de Bruxelles, des personnages célèbre ou des portraits modestes, des oeuvres d’art anciennes et actuelles, … Tout un environnement culturel, plutôt qu’une incitation à toujours consommer plus.
Merci Yvan et à tous les signataires qui se soucient d’intelligence et d’harmonie pour amplifier le développement d’une publicité artistement décorée et valorisée.
Que ce soit beau, amusant et intéressant. Christine
Ping : Synthèse intelligente ? | bruxsels future
Dès maintenant, je propose d’utiliser les espaces publicitaires disponibles pour expliquer ce que coûte, dans tous les sens du terme, la publicité dans l’espace commun. Et je souhaite qu’elle disparaisse aussi des médias de service publique pour les mêmes raisons qu’elle n’a pas sa place dans les écoles et les hôpitaux. En attendant cette décision de bon sens, qu’au moins les campagnes publicitaires puissent être analysées et déconstruites par des professionnels, que tous les greenwashings soient clairement montrés et/ou débattus.