La presse vous a suffisamment bassiné les oreilles avec la COP 28. Toutefois, la rédaction de Tansitions et Energies a effectué une analyse intéressante du communiqué final qui, s’il n’est pas forcément « historique », aura tout de même vu se matérialiser les limites du puissant cartel pétrolier. Il a dû acter publiquement un suicide économique programmé et annoncé, avec la reconnaissance de la nécessité d’une transition hors énergies fossiles.
Sous pression à la COP28, les pays du cartel ont dû finalement admettre que le monde allait devoir se passer des hydrocarbures. C’est tout de même une réelle défaite pour une organisation dont la seule vocation est de défendre les intérêts et les recettes des pays producteurs de pétrole et dont la stratégie de contrôle du marché a échoué: les prix du baril viennent de tomber à leur taux le plus plus bas depuis six mois.
Ce communiqué final n’est évidemment qu’une déclaration d’intention, qui à défaut d’être contraignante, a tout de même un fort impact symbolique, alors qu’elle est prononcée sur le sol des Émirats Arabes Unis par Sultan Ahmed al-Jaber, aussi CEO de la compagnie pétrolière nationale. 88.000 personnes n’ont peut-être pas fait le voyage en avion pour rien.
