Archives de catégorie : Urbanisme

Nos chers tunnels.

The Brussels Times se livre à une analyse détaillée de la longue histoire de nos tunnels, qui a démarré en vue d’un accès rapide à l’Expo 58. En surface, la Région ralentit la circulation, ajoute des pistes cyclables et récupère de l’espace pour les piétons. Sous terre, un réseau délabré de tunnels routiers datant des années 50, permet le passage de 250.000 voitures par jour à travers la capitale. Faut-il les réparer ou certains devraient-ils disparaître complètement ?

Autrefois, ils représentaient l’avenir. Aujourd’hui, on constate que l’obsession pour la voiture et la négligence des transports publics a eu un coût énorme pour la vie urbaine. Aucune capitale européenne ne dispose d’une infrastructure de tunnels aussi étendue. Les 30 tunnels routiers de Bruxelles sont en ruine. La Région peine à financer l’entretien de ce réseau complexe de 12 km d’autoroutes souterraines construites pendant l’âge d’or de l’automobile.

Dès 2016, Pascal Smet (Vooruit) souhaitait leur fermeture. Le PRDD devait confirmer cette vision du futur. Toute la presse s’en empare et les patrons aussi. La suppression du viaduc Reyers n’a pas conduit au chaos pronostiqué. Un signal positif pour d’autres fermetures ? La Région a espéré qu’une réduction de l’usage de la voiture individuelle allait lui éviter la couteuse rénovation de ses tunnels, mais il n’en fut rien. Cette infrastructure profite toujours en grande partie aux navetteurs qui viennent travailler à Bruxelles, mais qui ne participent pas à son financement.

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Night clubs bruxellois.

Selon Pascal Smet (Vooruit), la nouvelle réglementation concernant les nuisances sonores des night clubs entrera en vigueur ce mois-ci. Les personnes qui viendront loger à proximité d’une discothèque ou d’une salle de spectacle déjà existante, ne pourront se plaindre et devront désormais assurer l’isolation acoustique à leurs frais. Logique.

Par contre, pour de nouvelles installations festives en milieu résidentiel, il incombera aux candidats de procéder à une isolation acoustique performante à leurs frais pour ne pas nuire aux riverains. Logique aussi.

Reste la question des établissements existants qui modifient leurs installations sonores, leur type de musique, leurs heures de fermeture et la clientèle visée. À partir du principe “pollueur payeur”, il leur incomberait – en toute logique – de financer les travaux nécessaires, pour ne pas dépasser les dB et vibrations antérieures. Un exemple très évident ICI avec l’AB.

Vivaqua en question.

L’eau qui coule de votre robinet est produite et acheminée par l’intercommunale bruxelloise Vivaqua, qui en a le monopole. Elle a aussi la charge de son énorme réseau d’égouts et de l’épuration des eaux usées. Vivaqua se dit contrainte d’augmenter le prix de l’eau à cause d’un très grand nombre de factures impayées …. Une bien mauvaise raison, alors qu’il y en a d’autres plus légitimes.

L’enquête menée par la RTBF démontre que ce manque à gagner est largement lié à des retards de facturation de plusieurs années. De plus, Vivaqua traîne une dette déjà ancienne d’un milliard d’euros, ce qui l’empêche de procéder à la rénovation des 1.900 km de réseau d’égouts. Une bombe à retardement, avec les affaissements de chaussée qui en résultent. Avec l’eau la moins chère du pays, Vivaqua à de la marge pour revenir à l’équilibre.

Il y a plus d’un an que nous dénonçons une mauvaise gestion et un manque de transparence. Longtemps dans les mains d’Yvan Mayeur (PS), c’est aujourd’hui David Weytsman (MR) qui préside Vivaqua. Sera-t-il capable de remettre de l’ordre dans cette intercommunale essentielle pour les citoyens de la Région ? En attendant, Vivaqua persévère dans les erreurs de facturation …

 

Cinq chantiers pour Bruxelles.

Face à l’imbroglio actuel, le professeur Eric Corijn publie une carte blanche une dans laquelle il suggère cinq chantiers pour un accord gouvernemental à Bruxelles. En voici un résumé, mais vous en saurez plus ICI .

Un plan socio-économique pour réparer le déséquilibre dans le système économique bruxellois, qui manque d’activités productives, de manufactures, d’artisanat.
Un aménagement du territoire qui ne peut être revu sans rationaliser et coordonner les cinq grandes administrations qui l’ont en charge.
Une rationalisation de l’institutionnel, qui peut commencer par une concertation systématique entre la COCOF et la VGC, là où les projets sont transversaux
Les chiffres. Faute d’argent, il faut une négociation de fond avec la société civile et l’associatif sur la manière de mieux répondre aux besoins sociétaux et sociaux immenses de la ville.
La particratie. Il faut demander aux familles idéologiques de surmonter leurs divisions linguistiques et de proposer des lignes claires, faute de quoi  la société civile devra se mobiliser.

Location: nouvelles normes

Depuis le 1er janvier, les logements mis en location à Bruxelles doivent respecter 10 nouvelles normes de qualité. Pas de panique, la plupart des logements en location répondent déjà à ces normes. Elles visent surtout à mettre les marchands de sommeil au pas. Personne ne doit cependant tarder à se mettre en règle, au risque de s’exposer à des sanctions, voire à une interdiction de louer.

La superficie minimale habitable doit désormais être d’au moins 18m² pour une personne, plus 10m² par habitant supplémentaire. Pour un kot étudiant, 12m² suffisent. Les logements doivent désormais disposer d’une douche ou d’une baignoire, ainsi que d’au moins deux points d’eau (chaude et froide), être équipés d’un système complet de chauffage et d’un dispositif de production d’eau chaude sanitaire. Ces 10 nouvelles normes obligatoires sont annoncées ICi et résumées (avec une erreur signalée: des surfaces de min. 18 m2 et non 10 m2 …).

En ville, le monoxyde de carbone – un gaz invisible et inodore – tue encore chaque année. Des appareils à gaz « de type B » puisent l’air nécessaire à la combustion directement dans la pièce où ils se trouvent. Faute de ventilation ou de tirage, le CO peut s’accumuler rapidement. Ces appareils sont enfin interdits dans les chambres à coucher. Dans les autres pièces, ils restent autorisés, s’ils sont entretenus et conformes aux normes en vigueur.