Archives de catégorie : Santé

Baignades en plein air.

C’est maintenant ou jamais que les Bruxelloises et les Bruxellois veulent se rafraichir. Faute de lieux de baignade en plein air, jeunes et moins jeunes font trempette dans le moindre plan d’eau disponible. Fontaines, bassins, étangs. Certains plongent même dans le canal côté Ceria. Tout cela est interdit – et souvent dangereux – mais la police n’est pas en mesure d’empêcher cette forme de désobéissance civile estivale, même s’ils sont arrivés à chasser les nageurs du parc du Cinquantenaire.

L’association Pool is Cool a multiplié les initiatives pour souligner la nécessité d’espaces des baignades en plein air à Bruxelles. Des occupations festives de plans d’eau comme au Marché au Poissons ou au boulevard Bolivar, des plongeons collectifs dans le canal et plus récemment l’aménagement d’une piscine provisoire le long du canal. Tout cela ne semble pas avoir ému les autorités régionales, sauf côté tang de Neeprede, dont le projet est bloqué pr une action en justice des riverains.

La Région nous dit avoir commandé une (Xième) étude de faisabilité sur la possibilité de se baigner dans le canal. Une campagne de mesures sera menée à hauteur de Ceria Coovi, le seul endroit où la qualité de l’eau est souvent suffisante pour se baigner. Une vingtaine d’autres sites seront analysés: résultat en septembre … à la fin de l’été. En attendant, les citoyens continueront à se baigner à leurs risques et périls.

Place de la Bourse

Cinquantenaire

Pool is Cool au canal

Pool is Cool  FLOW en Growfunding

 

La circoncision en question.

La circoncision vient de faire l’objet de multiples débats dans la presse. Particulièrement à Bruxelles, elle est souvent pratiquée pour des raisons religieuses. L’opération continuera à être remboursée lorsqu’elle s’impose pour des raisons médicales. Cela signifie donc qu’elle ne le sera plus pour des raisons religieuses ou rituelles. Un nouveau dilmme en perspective, après le foulard et l’abattage sans étourdissement.

Vu les prix pratiqués – jusqu’à plus de 1000 euros – on évoque déjà le retour des barbiers. A Anvers, des poursuites ont été entreprises contre des mohels intervenant sans assistance médicale. L’ambassadeur des USA s’en est évidement ému et parle d’antisémitisme. C’est dire si c’est un sujet sensible, qui pourrait susciter des clivages supplémentaires à Bruxelles. Une proposition déjà ancienne visait à  en faire un acte purement symbolique, sans inscription dans la chair.

Certains considèrent cependant la circoncision comme une mutilation à l’encontre d’un enfant, qui n’a pas donné son consentement. D’autres disent ne pas comprendre pourquoi l’évolution ou un dieu auraient doté les mâles d’un prépuce, qui serait inutile et qui devrait obligatoirement être coupé. Si cette intervention est réalisée seulement pour des raisons religieuses, ils ne voient pas pourquoi l’État devrait la rembourser.

La nature en ville.

Natuurpunt vient d’ouvrir le marais de Ganshoren au grand public. Première réserve naturelle acquise par Natuurpunt Bruxelles, elle a été baptisée « Gansbroek », du nom de la commune et de la zone marécageuse, à laquelle Bruxelles-Broeksele et Bruxsels Future doivent également leur nom. Après quinze ans de bénévolat, le président Wim Veys s’est réjouit de pouvoir faire ce cadeau à ses membres.

La  réserve naturelle s’étend sur 4,2 hectares, à la frontière avec la Flandre, avec le marais de Ganshoren, le verger d’Erik et le parc Kerremans à Zellik. Située le long du Molenbeek, ce fut zone agricole que Natuurpunt a pu l’acquérir à un prix avantageux. Il s’agit d’une zone humide et pauvre, qui se prête  bien au retour des orchidées et peut également attirer des chouettes chevêches et des chevreuils.

Menacée par de grands projets immobiliers, la nature a visiblement régressé  en ville depuis une trentaine d’années. Suffit de regarder la friche Josaphat ou les lisières de la forêt de Soignes. Il est donc plutôt exceptionnel qu’une association de protection de la nature se voit proposer un terrain à la vente. C’est un appel d’une femme représentant plusieurs propriétaires qui a enclenché l’opération qui vient de se conclure joyeusement.

photo Frederic Demeuse

 

 

 

 

 

Promouvoir l’habitabilité.

L’habitabilité de la Terre est une notion qui vise à garantir la capacité de la Terre à abriter la vie de manière digne et durable. Un philosophe et un professeur de droit veulent élever au rang de valeur fondamentale et juridique, ce concept philosophique majeur pour la survie du vivant. L’avenir de la ville en dépend aussi.

Comment est-il toujours possible que le droit ne nous protège pas de dangers existentiels comme la pollution généralisée de l’eau (au PFAS par exemple), des sols (au cadmium), de l’air (aux microplastiques et microparticules) ? Nous savons que le climat se dérègle à cause des énergies fossiles et que des pans entiers de notre planète vont devenir très difficilement habitables d’ici quelques décennies.

C’est pourtant comme si la loi était impuissante face à ces périls. Nous regardons la catastrophe arriver sans pouvoir arrêter les responsables. Sans avoir d’instrument pour les empêcher de nuire. Dans leur livre, Baptiste Morizot et Laurent Neyret ouvrent une brèche. Pour eux, l’écologie a besoin d’une valeur fondamentale, à inscrire dans nos Constitutions, au même rang que la liberté, l’égalité, la dignité humaine : l’habitabilité.

 

 

 

Le cuistax moderne.

Non, nous ne volerons pas chacun avec un petit hélicoptère dans le dos. Si des navettes électriques autonomes s’expérimentent déjà à Louvain, c’est un cuistax moderne qui vient de faire son apparition dans une école de la proche périphérie bruxelloise. L’énergie est produite par le pédalage des élèves, qui rechargent les batteries pour des déplacements de moyenne distance ou du ramassage scolaire.

Mais il n’y a pas que les écoles qui songent à déplacer leur public en cuistax, des villes françaises commencent  à les utiliser pour des personnes porteuses d’un handicap, pour les touristes, pour les congressistes. Si actuellement les prix des divers prototypes sont encore assez élevés, leur production en série devrait rapidement les faire baisser. En attendant, des campagnes de financement démarrent déjà.

Ludique, sportif, revigorant, silencieux et propre, ce véhicule commence à s’inscrire dans la mobilité douce. Une autre manière de faire du vélo en groupe et à l’abri de la pluie.  Divers modèles, comme la démonstration de Woodybus et  de  OuiCycle.  Joyeux lundi.

Photo RTBF

Voilà même un ancêtre poétique

OuiCycle

Waylibus