Archives de catégorie : Propreté

Happy Monday: une ville plus propre

Je n’ai pas attendu jusqu’à ce lundi pour vous annoncer cette bonne nouvelle: l’arrivée d’un premier taxi qui n’émet que quelques gouttes d’eau, grâce à l’hydrogène vert qui l’alimente.

Si le nombre de voitures de société a augmenté en Wallonie et en Flandre, à Bruxelles il connait cependant une forte diminution (10,5 %), selon Securex, en partie grâce à l’utilisation accrue des moyens de transport alternatifs et de la mobilité partagée, mais aussi à cause de nos artères encombrées et des plans de circulation.

Le ministre Gilkinet (Ecolo) s’est vu remettre un réveil matin par le collectif Back on Track avec l’heure de départ du train de nuit qui devait relier Bruxelles à Malmö en Suède depuis 2020, comme alternative aux vols polluants. Une pétition, que vous pouvez signer en faveur du retour des trains de nuit, a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

Des dalles de parking capables de stocker l’eau de pluie pour la restituer dans le sol viennent d’être produites par une start-up française, qui entend verdir un secteur notoirement polluant en proposant un produit « recyclable à l’infini ».

photos BRUZZ & AFP – FREDERICK FLORIN

Ville à deux vitesses

A la station Schuman luxueusement rénovée, chaque fois qu’un tag apparaît sur les murs, la STIB l’efface. Si c’est un tag à l’acide, elle le recouvre immédiatement d’un autocollant couleur pierre. Cela décourage les tagueurs qui voient leur signature disparaître trop vite. Ainsi la station Schuman conserve intacte son image d’ouverture sur le quartier européen de Bruxelles. Qui s’en plaindrait ?

Par contre, à la station Horta à Saint-Gilles, les tags s’accumulent et ont fini par envahir progressivement tous les murs, sans que la STIB semble soucieuse de les effacer. Les tags appellent les tags et les usagers de la station peuvent avoir une impression de négligence et le sentiment que tout y est permis.

Il n’y a pas que dans le métro qu’il semble y avoir deux poids deux mesures en ville. Le ramassage des dépôts clandestins semble également s’effectuer plus rapidement dans certaines communes que d’en d’autres. Les espaces verts sont aussi tellement plus nombreux par ici que par là et même l’asphalte des rues y semble parfois plus lisse. Les Bruxellois ne sont-ils pas tous égaux ?

Les toilettes du futur

Sommes-nous toutes et tous égaux face à l’accès aux toilettes ? Une thématique pas très « sexy » mais qui touche à des enjeux essentiels de notre vie en ville. A Bruxelles, près de la moitié des toilettes existantes sont payantes. A peine la moitié des sanitaires publics sont accessibles aux femmes et moins de 25% aux personnes à mobilité réduite. Moins de 40% sont accessibles 24h/24.

En ville, l’accès à des sanitaires convenables, propres et sécurisés ne devrait pas être déterminé par le genre, le sexe, l’âge, la classe, la diversité fonctionnelle, l’origine, ou par le fait d’avoir un toit sur la tête. L’association Peesy s’est investie dans un travail d’inventaire qu’elle a mis sur carte. Elle s’était aussi associée avec Point Culture ULB pour mettre ce sujet pressant en discussion. Le programmes est encore  ICI.

Une thématique à laquelle s’est déjà attaquée la Ville de Bruxelles avec ses quelques urinoirs (pour hommes) souvent mal entretenus. Elle prépare actuellement un plan. Il comporte notamment l’installation de toilettes à nettoyage automatique et développe un programme (subsidié) de Toilettes accueillantes en collaboration avec les horeca qui acceptent d’afficher l’accès gratuit à leurs toilettes. Une cohérence plus grande et une économie d’échelle pourraient certainement être réalisées si cette matière était prise en charge par la Région, plutôt que par chacune des 19 communes.

 

Happy Monday: c’est le printemps

Le Printemps des Sciences. Ce véritable festival des sciences se tiendra à Bruxelles du 21 au 27 mars et pas seulement au Campus. Ateliers et laboratoires couvriront toutes les disciplines scientifiques. Jeunes et adultes  pourront se livrer à des expérimentations et des manipulations diverses et appréhender ainsi le futur et la démarche scientifique. Souvent de manière ludique. Ateliers et laboratoires couvriront toutes les disciplines scientifiques. Des étudiants de l’ULB et des Hautes Écoles y présenteront aussi leurs projets. Le programme très complet est ICI.

Un village vert. Il y a 50 ans, un voilier nommé Greenpeace entendait empêcher un essai nucléaire américain sur l’île d’Amchitka. Depuis le personnel et les milliers de volontaires de Greenpeace n’ont cessé d’agir pour la planète et pour l’humanité, avec des actions spectaculaires et une expertise de plus en plus indiscutable. Un mouvement citoyen sans précédent, qui a besoin de vous et vous invite à visiter son Green Village à Laeken au coeur du superbe Be-Here du 25 au 27 mars.

Une Senne plus propre. Après 6 ans de travaux, un article de Bruzz peut enfin annoncer une station d’épuration Sud  à Forest complètement rénovée. Elle va permettre d’éviter d’encore envoyer des eaux usées dans la Senne. Une rivière plus vivante, qui commence à refaire surface. La quantité de boues sera réduite de 30% et celles qui restent seront transformées en électricité verte. Les bâtiments administratifs seront chauffés par riothermie, grâce aux eaux usées des égouts.

Un chez soi

Le nombre de personnes sans-abri à Bruxelles ne cesse de croître. Le « sans-chez-soirisme » (mot plus correct pour le « sans-abrisme ») aurait augmenté chez nous de 149 % en 10 ans. S’il faut faire la différence entre les personnes qui logent en rue faute de toute forme de revenus, en raison de problème de santé mentale, par refus d’être hébergés collectivement, en attente d’un statut de réfugié ou victimes d’une forme de mafia qui les exploite, il reste insupportable d’assister impuissants à cette déchéance qui touche des individus et des familles avec des enfants. Faire l’aumône n’y change rien, un bonjour ou un sourire non plus, mais témoigne d’une reconnaissance.

Disposer d’un lieu dans lequel on se sent bien. Un besoin essentiel pour tout être humain et pour la plupart des êtres vivants, même pour les oiseaux. A partir de ce lieu de ressourcement, une vie peut se dérouler et s’épanouir. Les pouvoirs publics et les CPAS doivent assumer leurs responsabilités face à une situation qui reste difficile à gérer. Ils doivent en tous cas pouvoir mettre fin à l’exploitation de la misère humaine qui sévit encore dans nos rues. Il y a urgence à la veille de l’hiver.

C’est aussi l’occasion de signaler les 10 ans d’existence de DoucheFLUX, qui s’est fait connaître par son camion douche. Il comporte aussi une machine à laver et offre une multitude d’activités qui visent redonner confiance en soi et dignité aux personnes sans chez-soi… L’association va bientôt fêter ses 10 ans avec ses bénévoles et ses sympathisants. Ils vous proposent ICI diverses manières de soutenir cette initiative réjouissante.

la rolling douche, image extraite d’une vidéo de la DH