A la station Schuman luxueusement rénovée, chaque fois qu’un tag apparaît sur les murs, la STIB l’efface. Si c’est un tag à l’acide, elle le recouvre immédiatement d’un autocollant couleur pierre. Cela décourage les tagueurs qui voient leur signature disparaître trop vite. Ainsi la station Schuman conserve intacte son image d’ouverture sur le quartier européen de Bruxelles. Qui s’en plaindrait ?
Par contre, à la station Horta à Saint-Gilles, les tags s’accumulent et ont fini par envahir progressivement tous les murs, sans que la STIB semble soucieuse de les effacer. Les tags appellent les tags et les usagers de la station peuvent avoir une impression de négligence et le sentiment que tout y est permis.
Il n’y a pas que dans le métro qu’il semble y avoir deux poids deux mesures en ville. Le ramassage des dépôts clandestins semble également s’effectuer plus rapidement dans certaines communes que d’en d’autres. Les espaces verts sont aussi tellement plus nombreux par ici que par là et même l’asphalte des rues y semble parfois plus lisse. Les Bruxellois ne sont-ils pas tous égaux ?
