Archives de catégorie : Mobilité

Meilleures villes pour se déplacer.

La technologie et l’innovation ont pesé lourd dans l’évaluation des villes mondiales qui se préparent le mieux à la mobilité future. Selon cet article de CityLab, Singapour s’est distinguée par la qualité de ses transports en commun, l’adoption des véhicules électriques et la sécurité de ses rues. Bruxelles semble ne pas figurer dans l’étude détaillée d’Oliver Wyman Forum (1).

San Francisco serait la ville la mieux préparée à l’avenir de la mobilité urbaine. L’adoption par la ville de véhicules électriques et d’autres innovations de haute technologie a éclipsé sa dépendance à l’égard des voitures particulières, ce qui lui a valu la première place dans un classement de 70 villes mondiales.

Les chercheurs ont notamment pris en compte des facteurs tels que l’accessibilité à pied, la qualité de l’air et l’utilisation de bus à émissions nulles pour établir un indice de préparation à la mobilité urbaine, qui analyse la capacité des personnes et des marchandises à se déplacer dans une ville et vers les centres habités environnants. Paris, Munich et Amsterdam, se sont distinguées par leurs systèmes de transport public robustes et par des universités qui collaborent avec succès avec le secteur privé.

(1) De taille moyenne, Leuven semble être un bon laboratoire pour le futur de la Mobilité, à laquelle elle consacre des études et des expériences avec l’université. De Lijn va y expérimenter des bus sans conducteur.

Automobile: idées reçues.

Les croyances ne manquent pas à propos de l’automobile et elles ont la vie dure.
Les femmes seraient-elles plus dangereuses au volant que les hommes ? C’est tout le contraire, décryptent trois sociologues. Mais l’imaginaire de la route s’est bâti autour d’une conduite automobile « virile », qui fait énormément de morts sur les routes chaque année. Mettra-t-on ma grand-mère sur un vélo ? Il faut accepter que pour certaines personnes et certains professionnels, il n’y a toujours pas d’alternative à la voiture.

Autre croyance: réduire la place de la voiture en ville serait impopulaire. C’est ce que pensent beaucoup d’élus, craignant de s’aliéner une part de leur électorat. Il s’agit pourtant d’une idée reçue révèle une étude française de l’ADME. Des mesures contestées au départ sont souvent plébiscitées par les citoyens quelques années plus tard. Un peu de courage politique donc et un peu moins de démagogie.

Une chose est sûre: en ville, la cohabitation entre automobilistes, piétons et mal aimés cyclistes peut virer au drame. L’aménagement urbain et le code de la route – pourtant devenu récemment code de la rue – sont-ils suffisamment adaptés à la multiplicité des usages qui se répand en ville ? Un autre Good Move ne s’impose-t-il pas d’urgence à Bruxelles, en faisant fi des offres simplistes et clientélistes de certains partis ?

La saga du Métro 3.

Une ligne de métro reliant le Nord de Bruxelles au Sud complèterait utilement le réseau de la STIB. La Région est-elle en mesure d’en assumer le coût ? Elle s’est manifestement lancée tête baissée dans ce projet pharaonique hors de contrôle, sans avoir la garantie de pouvoir le financer. En février on en était déjà à 4,7 milliards et l’ardoise ne cesse d’augmenter avec les problèmes « imprévus » survenus au Palais du Midi, sous les voies de la Gare du Nord et pour le percement du tunnel vers Bordet.

Que faire face à cette situation, qui mettrait les finances de la Région dans le rouge pour de très nombreuses années et empêcherait tout nouveau projet au profit de la population ? Certains pensent qu’il voudrait mieux abandonner le projet et arrêter les frais, certains parlent d’alternatives, d’autres estiment que c’est au fédéral à soutenir un projet qui ne profiterait pas seulement aux habitants de Bruxelles, d’autres encore mettent leurs espoirs dans un partenariat public-privé pour achever la ligne d’ici 2033. Le BRAL fait le point.

Toujours sans gouvernement pour arbitrer la situation, Beliris poursuit les travaux sur plusieurs sites. Les commerçants du Palais du Midi viennent d’être invités à résilier leur bail par la Régie foncière de la Ville, alors que le permis de démolition du Palais du Midi n’est pas encore accordé. N’est-il pas plus que temps que des partis s’accordent pour former un gouvernement bruxellois de plein exercice qui maîtrise cette situation ?

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Energie bruxelloise.

Billet d’humeur

L’électricité est la source d’énergie la plus propre, si elle est produite par des éoliennes, des panneaux photovoltaïque, de l’eau ou autres sources durables. C’est donc elle qu’il faudrait promouvoir, y compris pour nous déplacer et pour chauffer nos maisons. Cela grâce à des véhicules électriques et à hydrogène abordables, à des pompes à chaleur, voire a des radiateurs électriques à inertie.

Fini donc le charbon qui fut le pire. Bientôt fini aussi le gaz, que nous importons de loin et même de Russie. Ce gaz que l’on nous a recommandé en offrant des primes pour les chaudières à condensation. Aujourd’hui en Flandre, il n’y a même plus de conduites de gaz installées dans les nouveaux lotissements. C’est dire si le gaz n’est plus considéré que comme une source d’énergie temporaire. Autant savoir.

Reste le problème du stockage de l’énergie verte – produite principalement en journée – alors que c’est en soirée que la demande est la plus forte. Reste aussi le problème du prix fluctuant de l’électricité, dont une partie est importée. Actuellement à Bruxelles, l’électricité est la source d’énergie la plus chère. Ce n’est pas ainsi que l’on va convaincre les Bruxellois de passer au tout électrique. Ne faudrait-il pas, à tout le moins, arrêter de taxer l’électricité et proposer des primes supplémentaires pour l’achat de pompes à chaleur, de moteurs non thermiques et pour l’installation de davantage de panneaux photovoltaïques et d’éolienne urbaines ? Les spécialistes me démentiront si nécessaire.

Le grand retour du bois ?

Depuis l’invention de la roue, le bois a toujours été utilisé par l’humanité pour ses déplacements terrestres. Aujourd’hui le métal et les matières plastiques ont largement relégué le bois comme matériau du passé. S’il retrouve sa place dans la construction et le mobilier, on ne peut en dire autant pour le transport et l’espace. Des études scientifiques révèlent cependant les possibilités de ce matériau historique pour une mobilité plus durable

Ces études ont aussi démontré que le remplacement et le calcul de pièces de véhicules automobiles par du bois étaient avantageux économiquement et permettaient d’alléger les structures. Elles offrent en outre une bonne résistance au crash frontal. Les matières premières ne manquent pas et les contreplaqués complexes n’ont pas dit leur dernier mot.

Inattendu: les Japonais ont lancé un satellite en bois de magnolia sur une orbite terrestre basse. Respectueux de l’environnement lors de sa fabrication, il brûle complètement dans l’atmosphère terrestre une fois désorbité. Si de nombreuses recherches ont été effectuées à propos du bois en utilisation génie civil, on n’est encore presque nulle part dans le domaine des transports, malgré l’énorme potentiel du bois et du contreplaqué en termes de développement durable. Cet article en dit plus.