Vu l’interdiction de tout recensement, l’arrivée du « taalbarometer » de la VUB est donc toujours attendue avec intérêt et curiosité. Avec un échantillon – aussi représentatif que possible – de 1.627 adultes interrogées, il arrive à un résultat dont la marge d’erreur est de 2,5 %. Chacun en tire les conclusion qu’il veut. Voici celles de Bruzz et ses 60 commentaires, celles du Soir et celles de Philippe Van Parijs dans La Libre et De Standaard.
Les “purs francophones” ne représenteraient plus que 43 % et les “purs néerlandophones” 7,5 %. Seul un Bruxellois sur quatre maîtrise le néerlandais, mais de 16,3% en 2017 on passe à 22,3 % en 2024. Par contre, 27,6 % des Bruxellois ne parlent « absolument » pas le néerlandais. Le pourcentage de ceux qui estiment pouvoir parler correctement la langue est passé de 95,5 à 81 % pour le français et de 33,3 à 22,3 % pour le néerlandais. Les langues parlées à Bruxelles se chiffreraient à 104, mais sont en réalité beaucoup plus nombreuses, si on y inclut les différentes langues et dialectes non contenus dans l’étude.
Plus inquiétant, 15 % des habitants de Bruxelles ne parlent aucune des deux langues nationales, 10 % si l’on y ajoute l’anglais. Comment réussir son inclusion sociale et professionnelle, si on ne parle aucune des trois langues les plus pratiquées en ville ? L’anglais serait désormais maîtrisé par un Bruxellois sur deux avec une nette avance sur le néerlandais, mais bien derrière le français, qui demeure la lingua franca avec 81 % de maîtrise.
