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Un autre Sénat ?

La disparition du Sénat est souhaitée par le gouvernement fédéral. Bertin Mampaka s’y verrait bien siéger avec tous les parlementaires bruxellois, bien qu’ils soient très bien installés à la rue du Lombard, avec sa Salle des Glaces et son amphithéâtre moderne. Mais d’autres songent plutôt à y installer un « Conseil citoyen permanent ».

Une organisation issue du G1000 et qui se définit comme une plateforme pour l’innovation démocratique, porte depuis un certain temps cette idée d’une assemblée législative composée de citoyens tirés au sort. Il s’agit de “compléter la démocratie représentative par la démocratie délibérative et directe“, pour des “choix politiques plus solides et plus inclusifs“.

Une “opportunité unique” pour le pays, selon Adelaïde Charlier. Cela se pratique déjà en Suisse, en Irlande et en Communauté germanophone. Une étape pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions. Lundi midi, un évènement symbolique était organisé sur la place de la Monnaie, sous le slogan “Votre voix mérite un siège”. Une pétition, qui doit réunir 25.000 voix, est  aussi lancée ICI.

Extrait de la vidéo de BX1

Screenshot

 

 

 

 

 

 

 

Dignité des seniors.

Le lundi 11 mai c’était la Journée internationale des espèces menacées. C’est ce jour-là qu’a choisi – non sans humour – le Gang des Vieux en Colère pour se faire remarquer en remettant un nouveau costume à Manneken-Pis.

Bien que Bruxelles soit la Région la plus jeune du pays, elle compte néanmoins quelques 163 000 citoyennes et citoyens de plus de 65 ans. Ce sulfureux gang est un mouvement de retraités qui se battent « pour la dignité des personnes âgées et pour le futur des vioques de demain ».

La remise du costume s’est passée à 10:45 à l’Hôtel de Ville dans l’ambiance et le ton qui caractérisent ce mouvement de retraités, qui préfèrent l’humour aux pleurnicheries. C’est au son d’une fanfare et en brusseleir qu’ils ont remis ce nouveau costume et ont fait part de leurs sentiments face à l’âgisme qui pollue parfois notre « vivre ensemble ».

Réponse inattendue à la violence.

Vous vous souvenez du 4 mais 2025, quand des hooligans de Bruges ont déferlé sur Molenbeek, en marge de la finale de la Coupe de Belgique de foot ? Ils saccagent tout sur leur passage. S’en prennent à des magasins qu’ils vandalisent et sen prennent au personnel. « On va vous tuer, ce sera votre dernier jour » « Retourne dans ton pays« . Une véritable ratonnade déferle sur Molenbeek.

Ces violences ont profondément choqué les jeunes, mais plutôt que de choisir la vengeance, une centaine d’entre eux, réunis dans lecomité « Je suis la Belgique-Ik ben Belgie« , ont choisi de réaliser une œuvre avec les débris de carrelage qu’ils ont portée, à pied, jusqu’à Bruges où ils ont été reçus par le bourgmestre, qui placera leur œuvre dans la gare.

Une marche citoyenne de 80 km, des cloches aux pieds, mais comme un pont entre Molenbeek et Bruges, entre francophones et néerlandophones. Accueillis dans des familles. Jamais rentrés dans une église, ils y sont logés à Gand et Alost. En lutte contre le racisme, ils et elles se sentent pris au sérieux par les adultes. L’article de la RTBF en dit plus sur cette expédition inattendue.

Société civile menacée.

La société civile désigne « l’auto-organisation des citoyens indépendamment de l’État, des partis politiques et du monde économique (CRISP). C’est vous et moi, qui utilisons notre droit d’association et notre liberté d’expression. Aujourd’hui, la société civile est sous pression. L’État et les Régions menacent de supprimer les subventions de certaines associations voire même de les dissoudre et de poursuivre des activistes devant les tribunaux.

Un avant-projet du ministre Quintin (MR) a pour objectif d’autoriser le pouvoir exécutif à dissoudre, interdire ou geler les biens d’associations sans passer par une décision judiciaire, s’ils constituent une menace grave pour la sécurité nationale ou l’ordre démocratique et constitutionnel. La Ligue des Droits Humains y consacre une analyse complète dans sa dernière Chronique.

Dans le même temps, le BRAL et IEB sont menacées par le ministre Dirk De Smedt (Anders) de perdre une partie de leurs subsides annuels. Elles seraient trop critiques envers le gouvernement bruxellois. Il leur reproche d’attaquer la Région en justice sur plusieurs projets: “Nous attendons des organisations subsidiées qu’elles remplissent leurs missions de base et apportent des solutions ». Une procédure bâillon inédite. Cela s’apparente à de la censure. Ici vous en saurez plus et vous pourrez Ies soutenir.

La poésie n’est pas ringarde.

Si elle nous a livré des trésors inestimables, la poésie n’appartient pas seulement au passé. Elle est bien vivante à Bruxelles et permet à chacun d’exprimer des émotions, des sentiments, des colères, que la parole trop souvent réprime. Dimanche dernier, à la Maison du Livre, des personnes de diverses origines, de tous milieux et d’âges variés, se sont lancées dans des batailles de compliments et puis dans plusieurs autres slams.

Des slams ? Une forme de poésie orale. Un texte poétique écrit pour être dit à voix haute. Trois minutes. Un style libre, avec ou sans rimes ou structures fixes. Une forte dimension rythmique. Une expression personnelle qui révèle des émotions, des opinions, du vécu non discriminant.

A Bruxelles, le Collectif Slameke est depuis 10 an, une référence incontournable pour promouvoir la poésie écrite et son expression orale. Pionnier en matière de scènes slam, de spectacles, de projets dans les écoles, d’ateliers d’écriture…  Dimanche dernier, tout un chacun a déclamé son texte devant un public enthousiaste lors du brunch poétique de son 10è anniversaire. Le slam « Bruxelles » de Nadjad est à voir ICI.