Les Fagnes à Bruxelles.

Profondément marqué par la disparition de paysages entiers des Hautes Fagnes, l’historien David Van Reybrouck confesse une émotion vive face à cet été, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. « Tous ces morts suite aux canicules, tous ces hectares brûlés, toute cette bêtise humaine, cette paralysie politique… Et savoir que tout cela était su à l’avance ». Il s’inquiète des alertes lancées depuis des décennies par les climatologues et les scientifiques qui sont demeurées lettre morte.

Déjà très marqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris, par le 40 victimes des inondations de la Vesdre, il veut rendre visible le désastre des Hautes Fagnes. C’est l’endroit le plus visible du dérèglement climatique, mais nous allons l’oublier d’ici quelques semaines. Il veut monumentaliser ces instants. Il faut faire trace dans l’espace public.

David Van Reybrouck veut remplir toute une salle des Musées royaux avec les cendres, les charbons et les branches brûlées récoltées dans les Fagnes. Remplir une salle du musée pour avoir une œuvre d’art misérable, qui nous rappellera jour après jour à ce qu’on a fait. Il en dit plus à la RTBF.

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