Archives de l’auteur : Yvan Vandenbergh

À propos Yvan Vandenbergh

Citoyen bruxellois engagé, passionné par l'avenir de notre Ville-Région

Quatre bonnes nouvelles.

Bruxelles s’adapte au changement climatique. C’est l’objet d’une conférence positive de Simon De Muynck, le coordinateur du Centre d’écologie urbaine asbl. Il est Maître en sciences et gestion de l’Environnement (ULB-IGEAT). Ce sera le jeudi 2 avril 2026 à 20h à la Maison de la Francité – 18 rue Joseph II – 1000 Bruxelles C’est gratuit mais il faut s’inscrire.

Bruxelles Gourmand. Ce WE cela a senti le chocolat dans toute la ville. Une expérience immersive a permis de passer dans les boutiques pour goûter, échanger et mieux comprendre le travail de nos artisans chocolatiers (j’aurais dû  vous le dire plus tôt !). Un savoir-faire déjà classé patrimoine culturel immatériel de la Région bruxelloise, première étape vers une reconnaissance à l’Unesco ?

Une batterie de sable. Derrière un imposant cylindre rempli de 2 000 tonnes de sable, une promesse simple: stocker l’énergie quand elle est abondante et bon marché, pour restituer de la chaleur propre en continu. C’est en Finlande et cela démontre qu’il est possible de décarboner massivement la chaleur sans recourir à des technologies complexes ou à des matières premières rares. Bientôt à Bruxelles ?

Droit aux toilettes. Trouver des toilettes en ville peut rapidement devenir un casse-tête. La ville de Bruxelles a pris deux initiatives : de nouvelles toilettes publiques automatisées plus accessibles et autonettoyantes et un réseau de « toilettes accueillantes », qui propose une compensation financière aux commerçants acceptant d’ouvrir leurs sanitaires gratuitement, sans obligation de consommer. C’est un bon début mais encore insuffisant et peu connu.

 

Notre chère énergie.

La sortie du pétrole et du gaz est souvent présentée comme un impératif climatique. Mais les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, qui paralysent le détroit d’Ormuz, nous rappellent que c’est aussi un enjeu sécuritaire de premier ordre. Notre dépendance à ces énergies, qui sont originaires de pays lointains, est totale et constitue une arme qui peut être utilisée comme moyen de chantage. The Conversation consacre un article assez complet à cette situation.

Mais alors, qu’elle énergie nous reste-t-il ? L’électricité bien sûr. Mais suffira-t-elle ? Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques ne suffiront pas, le nucléaire non plus, ce sont donc des centrales au gaz et des importations d’électricité européenne qui font l’appoint. Jusqu’à quand et à quel prix ? C’est pour dissuader l’usage des énergies fossiles que les gouvernements européens vont les taxer davantage et utiliser ces contributions pour rendre l’électricité moins chère et plus compétitive.

Dans l’immédiat, Écolo propose une solution temporaire au fédéral… qui ne peut se permettre de faire des cadeaux. A plus long terme, là où elle est utilisable, la pompe à chaleur devrait très bientôt devenir avantageuse financièrement. Selon l’économiste de l’énergie Sam Hamels (UGent),  nous sommes à un point de bascule. 2026 pourrait être la bonne année pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur. Il en dit beaucoup plus ICI. Mais quelles sont les alternatives si une pompe à chaleur ne peut être installée ?

Retour à Bruxelles.

Ils ou elles ont quitté Bruxelles pour le rêve américain ou l’effervescence asiatique, pour les projecteurs de Paris ou la verdure du Brabant. Ils y ont mené leur vie et parfois réalisé leurs rêves. Aujourd’hui, il en est que reviennent à Bruxelles et non des moindres. Ancien patron du marketing d’Apple sous Steve Jobs et conseiller d’autres start-ups à succès, James Vincent a choisi de revenir à Bruxelles. Qu’est ce qui l’a décidé ?

Il parle d’un environnement « plus civil », plus humain, moins brutal que l’Amérique contemporaine. Il ne cherchait pas seulement un refuge, pas une base européenne entre deux avions. Mais un endroit où la technologie peut encore être regardée à hauteur d’homme, dans une société qui n’a pas totalement sacrifié l’existence au rendement. Il admire la densité de talents que produit ce petit pays, dans la mode, le design, l’image, l’architecture ou la création au sens large.

« Dans le monde de Trump, on s’est demandé où l’on avait envie d’élever notre fille adolescente. On explorait l’idée d’un endroit qui mette davantage l’humanité et le comportement civilisé avant une certaine brutalité américaine. À Paris, on peut parfois rester dans l’idée, dans le concept. Ici, on vous dit: montre-le, fabrique-le, fais-le. Il y a ici quelque chose d’artisanal dans la créativité, une manière de construire vraiment les choses. » Il en dit plus ICI sur l’image qu’il a de Bruxelles .

Printemps des sciences.

Les événements récents révèlent l’accélération du passage d’un ordre multilatéral fondé sur des règles à un monde où prévaut la loi du plus fort. Dans ce monde bouleversé par les tensions géopolitiques et l’essor de l’intelligence artificielle, The Conversation affirme que l’avenir de l’Europe repose sur deux piliers: le renforcement de ses institutions démocratiques et un investissement massif dans la recherche scientifique. Elle s’en explique ICI.

A Bruxelles, le Printemps des Sciences entend y contribuer en suscitant des vocations. Jusqu’au 29 mars, il va tenter une sensibilisation aux sciences et un éveil à la culture scientifique. Une volonté affirmée de faire découvrir les apports de la science, les applications concrètes et les enjeux notamment en termes de bien-être, de création d’activités nouvelles et de développement économique.

Il y a aussi un désir de susciter des vocations en stimulant la curiosité et la créativité des plus jeunes par des expositions interactives, des laboratoires et des ateliers ou encore des activités d’éveil scientifique. A Bruxelles l’initiative scientifique est coordonnée par le département INFORSCIENCES de l’ULB. Le programme bruxellois complet (mais difficile à déchiffrer…) se trouve ICI.

 

 

Lettre aux enfants.

« Moi, qui étais certaine que nous lui avions épargné la guerre, que nous avions enterré les démons qui avaient fait les camps de concentration et les génocides et érigé, entre lui et le monde, un mur en forme de promesse : « Plus jamais ça ! » C’est ainsi que commence la lettre que Béatrice Delvaux écrivait à son fils au lendemain des attentats de Bruxelles de 2016.

10 ans plus tard, elle écrit à sa petite-fille et ne change pas un mot à ce texte, où elle demandait pardon de l’avoir abreuvé durant vingt ans de mensonges, avec pour seule et unique excuse d’y avoir cru elle-même. Ces valeurs défendues pour la démocratie contre les extrémismes, pour l’égalité contre les exploitations, pour le pluralisme contre l’obscurantisme, que nous avions reçu en héritage. Béatrice Delvaux en dit plus dans sa lettre complète.

Elle y parle de l’Ukraine, des terroristes du Hamas, de l’extermination du peuple palestinien à Gaza, de cette attaque déclenchée sur l’Iran. Elle veut cependant embrasser sa petite-fille et lui rappeler la force de la vie: sois émerveillée, sois gaie ! Pas par naïveté, innocence ou déni mais parce que la gaîté est une façon d’affronter la vie avec courage. Un message pour tous les enfants de Bruxelles et du monde.