De Gucht (Open VLD), Bouchez (MR) et Laaouej (PS) s’y entendent pour rouler des mécaniques et sortir les petites phrases assassines qui bloquent toute formulation d’un compromis, dont Bruxelles a absolument besoin pour être enfin gérée. Sans doute ces mâles propos peuvent-ils plaire à leurs électeurs, mais même répétés à l’envi, ils ne déboucheront pas sur une coalition, même après plus de 500 jours. Ils découragent aussi les nouveaux politiciens, plus humains et peu familiers de ce type d’échanges.
Un hommes politique comme Yvan Verougstraete (Les Engagés) avait fait une proposition négociable, aussitôt torpillée par Frédéric De Gucht. Même sort pour la dernière note de David Leisterh (MR) qui l’a conduit à se retirer de la politique régionale. Déjà Christophe De Beukelaer (Les Engagés) avait annoncé sa démission face à la tournure que prenait les négociations. Un combat inégal où les forts en gueule écrasent ceux qui plus modestement tentent d’œuvrer pour l’intérêt général.
Dans son billet au Soir, Philippe Van Parijs déclare « ne pas vouloir être à leur place ». Certes la situation budgétaire est dramatique et ne permettra pas de cadeaux, mais à leur place, les Charles Picqué (PS) et Guy Vanhengel (MR) n’auraient-ils pas déjà trouvé les compromis nécessaires pour remettre la Région sur pied ? Les femmes et les hommes politiques vont devoir changer de ton pour mériter le respect des Bruxelloises et des Bruxellois.

Le compromis n’a rien de sexy mais le clivage est létal et inutilement stressant.
Le vote « au centre » de la population hollandaise m’a redonné espoir : le temps des grandes gueules n’a qu’un temps !
les mâles alpha n’ont pas fini de sévir… 😀 Pardon non ce n’est pas drôle…