Un lecteur assidu m’alerte. Deux professeurs d’économie constatent que nous utilisons davantage le vélo, mais que les embouteillages ne diminuent pas et que les dépenses de mobilité ne cessent de croître. Pas vraiment une bonne nouvelle pour un lundi. Sauf que, les professeurs Bruno De Borger et Stef Proost ne se contentent pas de pointer des problèmes, ils viennent aussi avec des solutions réalistes et à portée de main.
Les embouteillages: une perte de temps pour les automobilistes et les routiers mais aussi un impact sur le marché du travail. Les travailleurs redoutent d’emprunter le ring autour de Bruxelles ou d’Anvers. Pendant ce temps l’État continue de subventionner les voitures de société, l’utilisation des voitures électriques n’est pas taxée et nos transports publics sont excessivement subventionnés.
Une réforme s’impose: réduire systématiquement les subventions pour les voitures de société, n’accorder les subventions pour les transports publics qu’à ceux qui en ont vraiment besoin, introduire des péages kilométriques et des tarifs de pointe pour le transport routier. Cela profitera à notre budget et à notre mobilité. Ils s’en expliquent dans De Standaard, traduit pour vous ICI.

Le modèle de Singapour, très extreme, est intéressant à regarder : des portiques au dessus des routes facturent les usagers (sortes de péages sans portiques) en fonction des heures et des conditions de circulation. C’est la double peine. Aux heures de pointes, en embouteillage, tarif maximum. Quand ça roule bien, c’est moins cher. Un gros incentive pour encourager les navetteurs à passer aux transports en communs, sans punir les travailleurs en horaires décalées le matin ou le soir.