Un scandale à bas bruit.

C’est dans un chronique pour Le Soir, que le politologue et philosophe Vincent de Coorebyter évoque un scandale à propos d’une ville sans gouvernement, quinze mois après les élections. Il s’étonne du peu de réactions de la population face à l’incapacité des partis à dépasser leurs divisions. Si Frédéric De Gucht (Open VLD) en apparaît comme le principal responsable, pour de Coorebyter, l’impasse dans laquelle se trouvent les négociateurs s’explique par bien d’autres raisons.

Passant par des élections au scrutin proportionnel, la démocratie représentative repose sur un contrat tacite. Les citoyens acceptent de se laisser déposséder de leur souveraineté: leurs votes ne déterminent ni la composition du gouvernement, ni le contenu des politiques menées. En échange, les élus doivent mériter leur pouvoir, démontrer leur capacité à former des majorités solides, qui noueront les compromis nécessaires à une bonne gouvernance.

Toujours sans gouvernement, ce pacte démocratique s’effondre. La légitimité du personnel politique s’approche de zéro. Des partis contestent toujours les choix de l’aile linguistique qui n’est pas la leur, alors que c’est quand ces ailes sont constituées que les négociations commencent, autour d’un programme sans exclusives. Les décennies précédentes on a vu des élus néerlandophones de Bruxelles s’émanciper de leur parti pour collaborer à un projet bruxellois transcommunautaire. La chronique complète vous en dira bien plus.

1 réflexion sur « Un scandale à bas bruit. »

  1. pioneering47f0cf43f3

    La bruxelloise moyenne que je suis est choquée et dépassée par les gamineries de cette cour de récré où « toi t’es mon ami » et « toi t’es plus mon ami » semblent régler les alliances. De fait, ceux et celles qui ont voté pour des programmes, des philosophies de ville -gagnant.e.s ou non- y perdent leur latin. C’est le grand souk, le marchandage, je te donne deux chameaux si tu me donnes ton âme, et en attendant le tissu associatif de Bruxelles se délite faute de programme et de subsides. Le tout ponctué de rodomontades et de mensonges dont Trump serait bien fier. C’est à pleurer.

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