Les fausses informations – ou fake news – ont envahi les médias et surtout les médias dits « sociaux ». Une pratique qui pose problème, surtout pour les personnes dont les médias sociaux constituent la principale – si pas la seule – source d’information. Dans la presse, des journalistes sont chargés de recouper les informations et de vérifier les chiffres. Pour les médias sociaux, il existait le « fact-checking » (vérification de l’exactitude des informations) par des professionnels de différents pays et médias.
Il faut parler à l’imparfait, puisque depuis peu, ce contrôle a été supprimé aux Etats-Unis. A la fois pour faire des économies, mais aussi au nom d’une certaine « liberté d’expression », une forme inadmissible de censure pour certains, comme Elon Musk. Il a été remplacé par d’autres mesures, dont la principale repose sur les “Community Notes”. Des réactions supposées venir de la communauté des lecteurs. Cela suppose évidemment un esprit critique.
Sur ce blog, un billet à propos du prix de l’électricité a fait l’objet d’une réserve de la part d’un lecteur très attentif et de réactions de lecteurs très concernés. Il est aussi complété par cet article récent de L’Echo. Même si je recoupe toujours mes sources, je sais que je peux compter sur la vigilance des 500 lecteurs du blog pour me corriger. Les « notes de communauté » fonctionnent donc très bien, lorsqu’il s’agit d’un groupe motivé, documenté et à l’esprit critique. En va-t-il bien ainsi sur X, sur Facebook, sur les groupes WhatsApp, … ?
