Une Région forte et autonome.

Billet d’humeur

« On a un programme très clair pour Bruxelles. On veut une région forte, autonome, pas de cogestion. Nous voulons une région plus efficace, avec des réformes, notamment au niveau des zones de police. On veut que Bruxelles reste la capitale et que les deux communautés prennent aussi leur responsabilité. »  Qui donc affirme cela à la RTBF en octobre 2024 ? rien de moins que Cieltje Van Achter, cheffe de groupe N-VA au parlement bruxellois et ministre des Affaires bruxelloise au parlement flamand.

Issue d’un parti qui a longtemps défendu un modèle confédéral, avec Bruxelles comme simple trait d’union, géré par les deux autres entités flamande et wallonne, on peut comprendre l’étonnement, voire l’incrédulité d’un grand nombre de Bruxelloises et de Bruxellois. Le parti socialiste d’Ahmed Laaouej va plus loin, en refusant de siéger à la table de négociation avec elle. Il estime donc que ce nouveau positionnement est un mensonge.

Alors que dans certaines communes le PS n’hésite pas à entrer dans des majorités avec des élus communistes du PTB, il refuse de se mettre à table avec les nationalistes de la N-VA et bloque ainsi, depuis des semaines, la formation d’une coalition pour gérer Bruxelles et sa dette. Se mettre à table ne signifie pas qu’on va gouverner ensemble, mais suppose de vérifier s’il est possible d’établir un programme commun avec des partis qui forment une majorité.

3
2

2 réflexions sur « Une Région forte et autonome. »

  1. Ping : Une N-VA diabolique ? | bruxsels future

  2. Philippe Severyns
    P. Severyns

    La dernière fois que la NVA a eu une responsabilité fédérale, c’était sous le gouvernement Michel. Pas vraiment un merveilleux souvenir pour Bruxelles. En tant que secrétaire d’État, les dames Elke Sleurs et plus tard Zuhal Demir étaient responsables des institutions scientifiques fédérales. Normalement, le titulaire souhaite dans ce cas protéger et éventuellement renforcer le sujet du Secrétariat d’État.

    Ce n’est pas le cas à la NVA. Avec un plaisir non dissimulé, elles ont dépossédées financièrement ces institutions. Chaque année, 8 pour cent de leur budget de fonctionnement étaient supprimés. Cinq longues années d’affilée. Le Musée Royal des Beaux-Arts, l’Albertine, notre musée des dinosaures de classe mondiale, les musées du Cinquantenaire, etc. Année après année, ils étaient tous de plus en plus incapables de faire leur travail. Pas de budgets décents pour les expositions, le recrutement du public, peu importe. Exécuté avec un plaisir sardonique par les responsables de la NVA.

    Bruxelles est la vitrine de la Belgique fédérale, n’est-ce pas ? Et la seule chose qui attire à Bruxelles, selon le Grote Leider himself, c’est le train pour Anvers (entre-temps, un musée a été restauré dans sa ville dans le style le plus luxueux, rayonnant de feuilles d’or et de sols blancs brillants.)

    Il faut rendre à César ce qui appartient à César, même si César est corrompu. Didier Reynder a réussi, entre deux achats de billets de loterie, à exclure Bozar et la Monnaie du port de ce bonnet d’âne.

    Enfin, il y a le cas de Théo Francken. À mon avis, « every inch a fascist ». Profite de chaque occasion pour rabaisser et offenser une partie importante des Bruxellois avec un langage purement discriminatoire. Trop peu de responsables politiques bruxellois considèrent ce problème comme insurmontable. Ahmed Laaouej n’appartient pas à ce groupe d’hommes politiques. Et je le soutiens à 100 pour cent dans ce domaine. Un parti qui ne freine pas le racisme d’un de ces membres éminent devrait rester loin du pouvoir sur les Bruxellois. Cieltje Van Achter peut alors boire son café toute seule.

    Répondre

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.