L’écologie ne peut perdre.

Billet d’humeur.

Ecolo/Groen figurent parmi les grands perdants dans les coalitions qui se confirment. Certains s’en réjouissent. Les partis verts ont payé chèrement leur volontarisme et parfois leur mauvaise communication en matière de mobilité et de qualité de l’air. La presse en a tout dit, mais si les partis verts ne sont plus à la manoeuvre, l’écologie elle doit survivre, même dans d’autres mains. La nature ne nous laisse pas le choix.

Les Verts exclus de la plupart des majorités, la question qui se pose est de savoir qui va  mettre l’écologie en bonne place dans ses accords de majorité ? Prendre soin du climat et de la qualité de vie des Bruxellois, ne doit-il pas figurer comme une préoccupation prioritaire de toute la classe politique ? Peut-on se permettre une pause démagogique de six ans, alors que nous accumulons déjà les retards ?

L’écologie n’est pas un choix politique parmi d’autres. Tout comme la transparence, la justice ou le bien commun, le climat et la qualité de l’air ne devraient-ils pas être au programme de tous les partis ? Leur impact concernera toutes les Bruxelloises et tous les Bruxellois, quelles que soient leurs appartenances ou leurs croyances. Cinq minutes de courage politique ne s’imposent-elles pas dans la rédaction des accords de majorité ?

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5 réflexions sur « L’écologie ne peut perdre. »

  1. mtdp

    L’une des premieres decisions de la nouvelle coalition a Bruxelles est de repousser les contraintes de la LEZ. Quand les ecologistes ne sont pas dans les coalitions, on est bien rapide a satisfaires les automobilites plutot que les poumons des habitants.

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  2. Stéphane LAGASSE

    La prise de conscience du niveau d’urgence écologique et des conséquences d’abord sociales de son déni ou relativisme, dépend en très grande partie de la main-mise des lobbies et de l’envahissement des pubs dans l’espace-temps commun. C’est particulièrement violent quand on prend quotidiennement les transports en commun. C’est aussi flagrant et insupportable quand j’ouvre Auvio et veux (ré)écouter-voir des JT ou d’autres programmes sur notre média de SERVICE PUBLIQUE !
    Je cherche à créer un mouvement citoyen qui exige que notre média de service publique le redevienne rigoureusement. On ne conçoit pas que la santé, l’éducation et la justice doivent leur financement à des intérêts privés ; notre média doit nous alerter sur la catastrophe en cours, dénoncer le greenwashing, les accords commerciaux secrets, la persécution des alerteurs et des activistes. Nous ne pourrons pas empêcher un dosage politique de sa programmation mais au moins il pourra être plus clairement être débattu.

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  3. Barbara

    Oui et oui et oui, l’écologie, la qualité de l’air et de l’eau doivent être la priorité des priorités des biens communs. Mais elles doit être accompagnées de justice sociale. Sinon il s’agirait d’un déplacement des problèmes.
    Je ne comprends comment ceux qui mettent l’écologie de coté en pause démagogique comme vous dites peuvent encore dormir et n’angoissent pas pour l’avenir de l’humanité.

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