La laïcité à la belge.

Billet d’humeur. 

Après la visite controversée du pape et la nette résurgence de divers communautarismes, à la faveur des dernières élections  régionales, la question de la neutralité bienveillante de l’État vis-à-vis de tous les citoyens a refait surface et interroge. Des sujets comme l’abattage avec  ou sans étourdissement, le port de signes convictionnels, l’interruption de grossesse ou même le conflit israélo-palestinien importé ont permis à divers partis d’engranger des voix. Non sans risques, selon Charles Picqué. Ils ont aussi polarisé davantage la population et les territoires bruxellois. Communautarisme « blanc » y compris. La ville duale en sort renforcée.

Une impasse ? La montée en puissance de courants religieux au sein de certains partis interroge la solidité du principe de neutralité de l’État, mais aussi de la neutralité des entités fédérées, comme la Région et les Communautés. Il en va du futur de Bruxelles et de libertés, parfois durement acquises, comme la séparation des Églises et de l’État, le droit des femmes à disposer de leur corps, le mariage pour tous, le bien-être des animaux, …

Les avis divergent sur le communautarisme, sa définition et sa mise en œuvre selon les pays, comme récemment en Grande Bretagne mais aussi en Allemagne ou en France. Ils divergent aussi à propos de la neutralité de l’État, même au sein de la société bruxelloise, comme parmi les lecteurs de ce blog. Une piste de réflexion – qui n’engage que moi – est disponible ICI et soumise à vos commentaires.

1 réflexion sur « La laïcité à la belge. »

  1. Huguette Gosset

    Merci pour la publication de votre réflexion sur la neutralité !
    Bien intéressante ..Je partage votre avis et vos interrogations.
    A propos de la visite du pape et de ses propos, j’ai été frappée par une sorte de volonté de désinformation médiatique. Les propos qu’on a rapportés du Pape sont en fait des « interprétations » de la traduction de ses paroles. J’ai fait l’effort d’aller « aux sources ». II y eu des mensonges, dans un climat général de parti pris négatif à son sujet. Il n’a pas injurié la rectrice, il n’a pas condamné le professionnalisme des femmes, par contre il a été pris à partie par les étudiants qui lui ont bassiné un interminable melting pot de doléances…A propos de l’avortement, il est vrai que de tuer un embryon peut être assimilé à un meurtre.. Même si on a dépénalisé l’acte pour le mieux être lorsque c’est nécéssaire. On a invoqué Ringlet comme « Le catholique de référence, « lui-même critique ». Ringlet semble aimer développer un Ego pas necessairement en accord avec son engagement religieux mais plutôt avec les applaudissements du main flow des médias

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