Non pas pour partir en vacances, mais pour suivre un ordre de quitter le territoire belge. C’est ce qui va être signifié à un jeune réfugié guinéen arrivé seul en Belgique à l’âge de 15 ans. Hébergé et nourri par Fedasil, soutenu par une famille d’accueil pendant ses 6 ans d’attente de statut, il parle français et a réussi ses humanités avec succès. Il est aujourd’hui un éducateur apprécié et a entamé des études d’éducateur spécialisé.
Ce n’est pas tout. Après avoir bénéficié d’un soutien psychologique, il s’est aussi lancé dans une carrière théâtrale. Un – seul en scène – que j’ai pu apprécier à La Tricoterie à Saint-Gilles. Et voilà que 6 ans après avoir investi dans sa formation et son intégration, l’Office des Étrangers se prononce finalement sur son statut: ordre de quitter le territoire. Vous en saurez plus ICI.
On n’en finirait pas de relever ici les nombreuses lenteurs et injustices dont des personnes réfugiées sont encore victimes, mais le cas de Mamadou interpelle à propos de cet incompréhensible gâchis dont il est victime et de la perte que cela représente aussi pour les personnes disposées à l’engager, au vu de ses qualités humaines et professionnelles. Une avocate tente encore un ultime recours. Une pétition circule et vous êtes invités à la signer et à la diffuser. Mieux encore: copiez et aménagez cette lettre à envoyer <maxime.prevot@lesengages.be>

Je n’ai jamais su comprendre comment il était possible de prendre une décision aussi tranchante que celle qui consiste à dire à quelqu’un, qui a fait la preuve qu’il n’était en rien une menace ou une charge pour qui que ce soit, qu’il devait quitter le territoire. Le présent cas est une nouvelle preuve que nos Administrations ne sont que des murs de pierres. Puissent les recours qui seront encore réalisés aboutir à bonne fin.
Sais-tu si la Ligue des Droits humains est au courant ?
Sinon, je m’en occupe.
Et Edgar Szocs, sa mère Marianne Stasse ? ils ont un énorme réseau.
Sinon, je m’en occupe aussi.
Son avocate est Sybille Cuir, présidente de la LDH
*Sybille GIOE
Je connais des personnes qui travaillent à l’Office des étrangers. C’est une administration froide et sans nuances. Alors que des gens d’une richesse exceptionnelle enrichiraient financièrement, intellectuellement et spirituellement notre pays, nous les rejetons sans recul.
Bernard