Plus personne n’en voulait, mais à la hâte, le gouvernement a dressé une liste d’articles de la Constitution soumis à révision, ouvrant ainsi la voie à une future vaste réforme de l’État. Une ministre flamande et un ministre wallon (mais pas de Bruxellois) avaient été chargés durant la législature d’organiser un débat et de baliser une nouvelle structure pour l’État en 2024. Ils n’ont pas accouché de grand-chose.
Si les contours de la réforme sont encore flous, l’avenir de la Région bruxelloise semble bien être au cœur des nouvelles institutions. Entre cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ou une Belgique à quatre Régions, l’avenir des Bruxellois se décidera à nouveau au niveau national. De ces futures négociations dépendront le financement des institutions et l’autorité compétente pour administrer nos services publics.
Inter Environnement Bruxelles va prochainement se pencher sur la question avec la collaboration de Maxime Fontaine (économiste – ULB), Laurie Losseau (juriste – UCL) et Emmanuel Slautsky (juriste – ULB), qui ont une connaissance fine du système institutionnel bruxellois et des politiques publiques bruxelloises. Nous vous tiendrons au courant de leurs conclusions. Bruxelles se laissera-t-elle dicter son avenir par les deux autres Régions ?

A sa création, la RBC sortait d’une longue période de co-gestion de fait qui s’est révélée catastrophique.
Peut-être faudrait-il en faire une piqure de rappel bien concrète à l’usage des jeunes générations afin d’éviter que l’Histoire ne bégaie ?