Le 8 mai 1945 est la date de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. La « Coalition du 8 mai », qui regroupe la Fédération des étudiants francophones, des syndicats, des acteurs du monde culturel et académique et le Gang des Vieux en Colère, exige que le 8 mai re-commémore cette victoire et redevienne un jour férié officiel dans le pays.
C’est notamment à la gare centrale qu’activistes et militants se sont regroupés pour rappeler cette exigence. 3012 cheminots sont morts pour la patrie au cours des deux guerres mondiales. Leur statue est cependant recouverte de poussière. Une participante à cette journée a voulu symboliquement montrer que le fascisme est toujours vivant et qu’il est temps de faire les poussières.
Aujourd’hui, l’extrême droite se pointe un peu partout en Europe. « D’abord en chaussons, ensuite avec ses bottes ». Le collectif appelle à un 8 mai férié “Pour se souvenir et mettre en garde. Pour que jeunes et moins jeunes puissent voir où peut mener la haine et quelle bête immonde est le fascisme”.

Très bien trouvés la métaphore du chausson et le coup du dépoussiérage ! Si l’Histoire bégaye si souvent, c’est bien parce que le quotidien à tendance à la couvrir de poussière.
J’ai la chance de vivre/ nous avons la chance de vivre dans une société qui cadre l’arbitraire et ne génère pas de peur d’être interpellé, de peur d’être dénoncé, de peur de conséquences familiales ni de sentiment débilitant de ne pas avoir la main ou trop peu.
Le pire ennemi de cette joie de vivre est de succomber à la facilité du silence face aux manifestations de ces idéologies mortifères de nature fasciste, staliniste, maoïste ou religieuse.