Sobriété: choix ou contrainte ?

Billet d’humeur.

« Tout ce que nous mettons en œuvre aujourd’hui, vise à conserver nos vies comme elles sont. Mais croire qu’avec des énergies nouvelles, on pourra continuer à vivre comme avant, c’est une erreur. Moins de déplacements non indispensables, moins de viande, réduire le thermostat, … apparaissent comme une longue liste de privations. Sommes-nous incapables d’imaginer un futur centré sur l’essentiel et sur des plaisirs simples qui nous rendraient tous plus heureux ? » auteur non retrouvé, mais dont voici des traces.

Quand on parle de «sobriété », ne faut-il pas avant tout sortir de la sobriété qui s’impose  radicalement aux plus pauvres ? Commencer par relever les salaires les plus bas et les indemnités de remplacement, qui doivent permettre à chacun de mener une vie digne. Il faudra aussi se préparer à recevoir des réfugiés climatiques, qui exigeront notre solidarité pour pouvoir tout simplement survivre. À Bruxelles, comme ailleurs, une nouvelle civilisation va devoir éclore, et de préférence par sagesse plutôt que par contrainte. L’art peut aussi y contribuer.

Obsédée par les prochaines élections, la classe politique nous promet, de manière souvent démagogique, de sauvegarder nos acquis à tout prix. Sans quoi, ils se feraient taxer de “talibans verts”. Elle ne projette toujours pas un nouvel imaginaire désirable. Alors, un gouvernement de salut public temporaire d’un genre nouveau ? Qui ne devrait pas se faire réélire. Qui serait chargé de prendre toutes les mesures nécessaires – et parfois impopulaires – centrées sur l’humain et la planète ? Avant de revenir ensuite à un gouvernement élu qui gère les affaires au quotidien ?

Photo extraite du site UP magazine

3 réflexions sur « Sobriété: choix ou contrainte ? »

  1. Delvaulx

    Bien vu! Sans oublier la dame avec sa canne ou le vieil handicapé!!!!
    Je pense aussi à mon soucis de recycler le moindre bout de plastique alors que partout on en use et abuse à tout va! Décourageant!

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  2. Ping : Vers de nouveaux comportements ? | bruxsels future

  3. Eve Day

    Encore faut-il que ceux/celles qui sont entré.e.s volontairement en sobriété depuis un certain temps tiennent le coup… Il est parfois exaspérant de faire d’un avenir soutenable pour tous un centre de vie quand, juste à côté, c’est la gabegie et le consumérisme effréné. Les mesures d’encouragement à l’égard des novateurs sont chiches, voire dissuasives. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir la difficulté pour une jeune famille de circuler UNIQUEMENT à vélo et en train, quand ils se voient obligés de galoper d’un quai à l’autre avec enfants chien vélos et sacs à dos pour suivre les indications impromptues de changement de voie. Et le coût réel de ce type de voyage où chaque vélo, chaque chien a son prix… Pareillement, circuler dans la ville au quotidien est un stress constant, l’usager faible étant la proie facile de l’humeur agressive voire malveillante de ceux qui s’accrochent à leurs privilèges… La sobriété même choisie a, à ces moments-là, un goût de cendre.

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