Archives de catégorie : Tourisme

Slow movement ?

Une contre-culture qui fait peu parler d’elle. Elle a commencé par l’alimentation et a donné naissance au Slow Food, mais ne s’est pas arrêtée là.  Ce « mouvement doux » (angl. slow movement, appelé aussi slow attitude) prône une transition culturelle vers le ralentissement de notre rythme de vie, l’adoucissement des pressions modernes et l’appréciation des choses simples.

Il s’oppose à un nombre de tendances qu’a vues naître le XXe siècle, telles que la restauration rapide (et donc la malbouffe), le tourisme de masse, l’hyperconnexion, la consommation démesurée…  Le mouvement veut aussi agir sur l’amoindrissement de notre impact sur l’environnement et la simplicité dans un monde de plus en plus complexe.

Aujourd’hui, il englobe la Mobilité douce, le Tourisme doux, le Slow Working et même la parentalité douce. L’article de Wikipedia en dit un peut plus.

Le bruit affecte notre santé.

En ville, l’absence de bruit serait « un nouveau luxe, la capacité à trouver l’émerveillement dans le quotidien », « un manque de silence qui empêche de penser, du silence comme facteur de bien-être ». Un luxe qui n’est plus à la portée de tous. C’est la conclusion d’un groupe d’habitants du centre-ville exposés aux très nombreux « grands événements » que la Ville organise dans l’espace public pour attirer des visiteurs.

Ces déluges de décibels s’ajoutent à ceux produits par la circulation, les avions, les bars, les discothèques, les terrasses et depuis peu les rooftops. Pour les riverains  proche de la Monnaie et De Brouckère il  y a un groupe WhatsApp, pour les autres victimes une page Facebook « halte à la pollution sonore » pour partager des constats. La Ville va jusqu’à leur proposer des chambres d’hôtel. Il n’est pas exclu qu’ils demandent à rencontrer Philippe Close – le bourgmestre d’une ville qui ne dort jamais – pour mettre fin aux abus. Nous y reviendrons.

« Le bruit affecte notre santé », c’est le titre d’une remarquable enquête à laquelle s’est livré Le Monde. « Perte auditive liée au bruit avec des conséquences extra-auditives. Pas de traitement possible pour la perte d’audition, surtout en direction des enfants. Tous les 3 dB, l’intensité sonore double. Le coût social du bruit en France est de 147,1 milliards d’euros ». Tout démontre qu’il s’agit d’un vrai problème de santé publique, mais ce n’est pas une fatalité. N’est-il pas urgent d’agir ?

Logement touristique.

Nous y revoilà. Traditionnellement, c’était la fonction des hôtels d’héberger les touristes. Si le développement du Homestay – logement chez l’habitant – fut une expérience nouvelle intéressante, sa « marchandisation » par l’arrivée de plateformes comme Airbnb a changé la donne. Un certain nombre de propriétaires ont vite compris qu’il pourrait être plus rentable de louer à la journée plutôt que de signer un bail à long terme avec un vrai locataire.

Des entreprises ont parfois aménagé des immeubles entiers en hébergements de courte durée. On ne loge plus chez l’habitant, on ne partage plus rien avec lui, on est dans une sorte d’hôtel pas cher avec peu de services. Pourquoi pas ? malgré une forme de concurrence avec l’hôtellerie, qui a plus d’obligations. C’est que des milliers de logements échappent ainsi à un parc immobilier bruxellois, déjà incapable de répondre à la demande. Dans certains quartiers, la cohabitation des habitants avec ces personnes de passage – souvent venues faire la fête – est devenue problématique.

C’est pourquoi la Région a fini par édicter des règles à la hâte. Règles qu’elle doit d’ailleurs revoir. Pour resserrer la vis, elle compte sur les communes qui ont des moyens pour agir à la fois contre les logements vides et les nombreux hébergements touristiques illégaux. Airbnb se montre peu collaborant et les communes manquent d’inspecteurs proactifs pour détecter les nombreux  abus. Elles attendent trop de la délation par les riverains, dont ce n’est pas la tâche. L’Europe vient aussi de s’en mêler. Cet article du Soir en dit plus.

Une voie vraiment Royale ?

Il y a 10 ans que divers projets de rénovation de cette emblématique place néoclassique de 1782 se sont retrouvés sur la table. L’ARAU en retrace les rétroactes et déplore que le projet n’ait pas fait l’objet d’un réel débat public. Aujourd’hui Beliris, qui en sera le maître d’œuvre, a son permis en poche. Le réaménagement fera la part belle aux piétons et valorisera les façades dotées d’un nouvel éclairage. La durée des travaux devrait être d’un an et demi.

S’il faut se réjouir de voir ce projet enfin aboutir, certains se posent des questions quant à la circulation pendant les 18 mois de travaux, mais aussi plus durablement, lorsque les trams et les voitures se partageront la même voie carrossable, avec un système de feu donnant la priorité au tram. Les engorgement seront sans doute inévitables.

L’association Quartier des Arts regrette que les pressions exercées par la STIB (1) aient abouti à déplacer les voiries à l’avant de la statue de Godefroid de Bouillon plutôt que du côté de l’église, afin de réserver le grand espace piéton face à la vue sur la ville basse, plutôt que face à la circulation. Une réaction est-elle encore possible ?

(1) Parce que la STIB a toujours dans ses cartons un projet de ligne de tram descendant vers la gare centrale par la rue Ravenstein

2
2

Des vacances pour tous ?

Pas vraiment. A Bruxelles, 28 % de la population n’a pas les moyens de s’offrir  une semaine de vacances hors de son domicile, contre 13,2% pour la population flamande. C’est ce qui ressort d’une enquête de Statbel.

C’est donc à Bruxelles qu’il serait important de disposer d’infrastructures de loisirs urbains accessibles à tous. Pas de piscine en plein air. Océade, qui offrait un domaine récréatif aquatique populaire chassé pour faire place au projet Néo. Les jeunes Bruxellois ne sont pas bienvenus sur les plages d’Hofstade, de Blaarmeersen et de la côte belge, suite aux agissement d’une minorité de délinquants. Ne serait-il pas temps temps de remédier à cette situation pour l’été prochain ?

Cette situation reflète aussi le niveau de pauvreté dans lequel vit une partie grandissante des Bruxellois, dont un très grand nombre d’enfants. Le tableau de Statbel disponible ICI en est révélateur.