Archives de catégorie : Santé

Des toitures vertes.

Il y a de plus en plus de toitures vertes à Bruxelles, mais souvent invisibles depuis la rue. Si vous disposez d’un toit plat, alors une toiture verte comporte de nombreux avantages. Elle améliore l’isolation, retient les eaux de pluie, réduit les îlots de chaleur, favorise la biodiversité et peut même vous offrir un jardin.

Le plus simple: une couverture légère de sedums et plantes basses, pas prévu pour marcher dessus. Avec plus de terre, des plantes plus variées et plus de biodiversité. Avec une toiture intensive, c’est un véritable jardin ou un potager sur le toit. Le plus important est de s’assurer du poids que la toiture peut supporter et de réaliser une étanchéité parfaite, qui supporte les racines. Bruxelles Environnement en dit plus et ICI et voilà une liste d’entreprises spécialisées

De nombreux exemples démontrent que c’est possible. Toutefois, avec la fin des primes Renolution, il est difficile de préciser la nature des aides régionales et communales (comme à la Ville de Bruxelles) actuellement disponibles. Les entreprises spécialisées dans cette technique suivent l’actualité de près. En route pour un Bruxelles plus vert avec des eaux de pluie plus régulées, moins d’îlots de chaleur et une isolation renforcée.

U square VUB et Colruyt Maelbeek

Ecologie punitive ?

Écologie. C’est presque devenu un gros mot. On n’ose plus prononcer le mot. Le parti qui porte son nom à subi une dégringolade lors des dernières élections. L’actualité guerrière et le pouvoir d’achat en baisse figurent en tête de tous les médias. L’écologie est en berne. L’écologie et l’environnement peuvent attendre ? Nous avons d’autres casseroles sur le feu ? Une bonne raison d’en reparler. Un baromètre qui peut étonner.

Perçues comme contraignantes, coûteuses ou injustes pour une partie de la population, le bashing des politiques écologistes a été utilisé par certains partis pour récolter des voix. Good Move en a été la principale victime avec la LEZ, zone de basses émissions destinée à améliorer la qualité de l’air en ville. Oui, ces politiques sont améliorables, surtout sur le plan de la communication et des soutiens à apporter aux populations les plus précaires, mais  ne doivent-elles pas être maintenues. Aller vers une écologie incitative comme résumé ICI ?

Les retards, nous les paierons plus tard et plus cher. Comprendre et résister. Accepter qu’une certaine insouciance appartient au passé ? Se loger confortable mais plus petit et moins énergivore ? Limiter l’usage de la voiture individuelle et de l’avion ? Baisser le prix du train. ? Réduire les gaspillages et mettre plus de choses en commun ?  Et puis, faire peser les charges plus équitablement sur ceux et celles qui polluent le plus ? Ce n’est pas une punition, mais une réponse  joyeuse et nécessaire pour laisser un avenir à une nouvelle génération … encore bien patiente.

Non à la malbouffe.

Bien qu’il y en ait déjà plus de mille, 250  nouvelles franchises de grandes enseignes de fast-food veulent s’installer en Belgique d’ici 5 ans. Que la restauration soit rapide (fast) n’est pas le problème. Exki le démontre. Le problème est qu’elle produit majoritairement de la malbouffe (junk-food), de la nourriture ultra transformée, trop grasse, trop sucrée, trop salée. Cela a des conséquences sur la santé et la masse corporelle des habitués et plus particulièrement des jeunes.

La bonne nouvelle de ce lundi, c’est que des initiatives commencent à être prises pour en limiter l’impact. Un article très complet annonce qu’Auderghem et Anderlecht vont imposer de nouvelles taxes aux chaînes de fast-food pour lutter contre la malbouffe: 10.000 € à l’ouverture plus une taxe annuelle de 12.000 €, doublée si près d’une école. Taxation que le secteur conteste évidemment déjà au Conseil d’Etat.

Les chaînes prétendent s’autoréguler en limitant (un peu) la publicité, notamment près des écoles. C’est cependant du gouvernement qu’on attend des mesures contraignantes et contrôlées. On pourrait aussi rendre plus attractifs les produits ayant un Nutriscore A et B ou mettre en place un système de « récompenses » avec les chèques repas si l’on achète des aliments sains. Agir dans les écoles. Un mouvement semble se dessiner et la santé publique à tout à y gagner.

2033: tous les logements isolés ?

À Bruxelles, l’année 2033 sera une date-clé importante pour l’isolation et l’efficacité énergétique des bâtiments. Fini des passoires énergétiques. Cela devrait être au profit des émissions de CO₂ qui réchauffent la planète, mais aussi au profit du portefeuille des Bruxellois, qui consommeront moins d’énergie. Une date importante également pour les copropriétés, dont les processus de décision sont plus longs.

Cela peut sembler encore lointain, mais ceux qui attendront 2032 pour songer à isoler, auront de la peine à trouver un entrepreneur et les prix risquent de s’envoler. Les primes Rénolution c’est fini. Il faudra encore attendre la publication des ordonnances régionales, pour savoir comment obtenir les prêts à taux zéro qui les remplaceront. Un résumé pratique ICI.

En 2033, le certificat PEB de votre logement devra être au minimum de classe énergétique E. Les classes F et G seront progressivement interdits à l’usage ou soumis à des sanctions. La RTBF y consacre une petite vidéo de 5 minutes. Tout cela suppose aussi un alignement des critères entre Régions, une formation unifiée des certificateurs PEB et une assistance pour les personnes précarisées.

>>> la deuxième partie de l’émission sur l’Agisme de la RTBF se trouve ICI, à la 40ème minute

Nos chers tunnels.

The Brussels Times se livre à une analyse détaillée de la longue histoire de nos tunnels, qui a démarré en vue d’un accès rapide à l’Expo 58. En surface, la Région ralentit la circulation, ajoute des pistes cyclables et récupère de l’espace pour les piétons. Sous terre, un réseau délabré de tunnels routiers datant des années 50, permet le passage de 250.000 voitures par jour à travers la capitale. Faut-il les réparer ou certains devraient-ils disparaître complètement ?

Autrefois, ils représentaient l’avenir. Aujourd’hui, on constate que l’obsession pour la voiture et la négligence des transports publics a eu un coût énorme pour la vie urbaine. Aucune capitale européenne ne dispose d’une infrastructure de tunnels aussi étendue. Les 30 tunnels routiers de Bruxelles sont en ruine. La Région peine à financer l’entretien de ce réseau complexe de 12 km d’autoroutes souterraines construites pendant l’âge d’or de l’automobile.

Dès 2016, Pascal Smet (Vooruit) souhaitait leur fermeture. Le PRDD devait confirmer cette vision du futur. Toute la presse s’en empare et les patrons aussi. La suppression du viaduc Reyers n’a pas conduit au chaos pronostiqué. Un signal positif pour d’autres fermetures ? La Région a espéré qu’une réduction de l’usage de la voiture individuelle allait lui éviter la couteuse rénovation de ses tunnels, mais il n’en fut rien. Cette infrastructure profite toujours en grande partie aux navetteurs qui viennent travailler à Bruxelles, mais qui ne participent pas à son financement.

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