Archives de catégorie : Mobilité

Des logements trop grands.

73% des Belges de plus de 65 ans vivaient en 2023 dans un logement sous-occupé, selon l’enquête d’Eurostat. Dans le même temps, de nombreux jeunes cherchent désespérément des habitations plus grandes, susceptibles de répondre aux besoins d’une famille. Voilà le dilemme.

Alors que l’on cherche à créer des centaines de milliers de logements supplémentaires, une partie de l’espace nécessaire existe déjà. De grandes maisons familiales, désormais occupées par seulement une ou deux personnes âgées, disposent de nombreux espaces inutilisés.

Pour elles, le logement trop grand n’est pas le principal problème, souvent c’est son emplacement. Des ménages qui se sont installés dans des lotissements ou dans des communes périphériques vieillissent aujourd’hui dans des endroits éloignés des commerces, des services de base, des transports publics et des structures de soins. Faciliter sans contraindre est la solution suggérée dans cet article très complet.

 

Le baiser de la mort.

C’est le titre d’un édito de Mediapart sur la situation française. Il n’est pas sans intérêt pour nous, dont le gouvernement fédéral est aussi incité à faire baisser artificiellement le prix des énergies fossiles (carburants et gaz) en en subsidiant la consommation … qu’on aimerait  bien voir baisser.

« Ne pas le faire, c’est exposer les personnes dépendant au quotidien de leur véhicule pour aller travailler dans un insupportable étau entre leur besoin de se déplacer et leur incapacité de se le permettre. C’est bien la responsabilité des gouvernements successifs, qui se sont montrés incapables de libérer les concitoyen·nes de leur dépendance aux carburants fossiles. »

Le faire, c’est pousser à la consommation et donc à une production accrue de gaz à effet de serre. A tout le moins faudrait-il cibler les publics bénéficiaires de ces mesures et d’y faire participer les géants pétroliers, qui se gardent bien de reconnaître leur part de responsabilité dans ces difficultés.

« Les scénarios de décarbonation, les plans de financement, les innovations technologiques, la motivation de grands acteurs institutionnels, la mobilisation d’une partie de la société étaient sur la table. »

Réussir son habitat groupé.

Billet invité

Suite au billet consacré à l’habitat groupé, un lecteur qui vit dans l’un d’eux à Schaerbeek, nous fait part de ses mises en garde et de ses conseils. Il commence par l’obstacle des règles d’urbanisme. Elles ont été conçues pour les promoteurs habituels, les conventions d’architectes très spécifiques quand il s’agit de restaurer et les habitudes des grandes entreprises de construction. Cela mériterait vraiment une approche spécifique avec tous les acteurs du processus. 

Notre premier atout a été que le groupe s’est constitué sur une possibilité concrète (vente publique) pour des personnes candidates à l’habitat groupé qui avaient défini l’essentiel de leurs priorités : écologique et sociale. De cette façon, nous avons évité toutes les projections sur un habitat groupé « idéal » et le temps y consacré, ajouté à celui pour trouver le lieu et les architectes. En cela, la proposition Coarchi a été vraiment innovante.

D’emblée très inter-générationnel et avec des revenus assez variés, notre groupe s’est formé en sociocratie en utilisant des outils très concrets (décision par consentement et l’élection sans candidat,e,s principalement). C’est ce qui nous a permis de traverser beaucoup de moments de tensions liés au chantier d’abord et ensuite à notre gestion quotidienne et future.  Stéphane Lagasse aborde aussi ICI la question de la mobilité et celle des matériaux récupérés.

 

Bruxelles a changé.

En 20 ans, Bruxelles a changé. Dans le bon sens ? Pour tout le monde ?
Les avis sont partagés. On peut aussi bien voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. L’Echo a profité de l’été pour nous livrer un coup d’oeil dans le rétroviseur, images à l’appui. C’est un point de vue. Il y en a d’autres. Matière à réflexion, après trois canicules et soixante neuf fusillades.

« La ville a profondément changé et tente de se redessiner, de tourner petit à petit le dos à la voiture particulière et d’envisager un avenir où ses habitants respirent mieux. Quartiers plus apaisés, disparition du viaduc Reyers, mise en place du piétonnier, tentatives de donner bonne figure au canal et à ses alentours… Bruxelles bouge. »

« Le plan GoodMove a connu des vagues de protestations et a été la cible du parti libéral lors des dernières élections régionales. Les habitants de certains quartiers ont révélé bien des tensions et la déconnexion entre la classe politique et une population profondément ancrée dans ses habitudes de vie et de mobilité. Le piétonnier, nouveau visage d’un espace  (jadis) peu qualitatif et pollué, a rapidement soulevé des critiques sur son accessibilité et son caractère trop mercantile. »