Archives de catégorie : Justice

Cela suffit.

Il ne faudra pas trois longs paragraphes pour dire la colère ou la lassitude du peuple de Bruxelles face à ce nouvel échec. RTL en dit plus, Le Vif analyse et Bruzz récolte des commentaires.

Déçu et amer, un Yvan Verougstraete qu’il faut remercier pour le travail accompli patiemment. Merci aussi aux partis restés autour de la table, bien que tous les partis ont finalement une part de sresponsabilité dans la situation qui se dégrade depuis un an et demi.

Faudra que Frédéric De Gucht nous explique comment son parti Anders (ex Open VLD) va faire de la politique autrement, à commencer par Bruxelles.

 

Des démocraties victorieuses.

Un peu partout dans le monde, des partis de droite extrême et des autocrates autoritaires accèdent au pouvoir et minent la démocratie et l’État de droit. Au Nord du pays, il est réjouissant d’y avoir pu constater des reculs sensibles. En Flandre, la N.VA a réussi à priver le Vlaams Belang de sa victoire annoncée. Aux Pays-Bas, le parti centriste D66 a infligé un revers sévère à Geert Wilders, du parti d’extrême-droite PVV (Parti de la Liberté).

La campagne du parti D66 s’est caractérisée par un optimisme constant, symbolisé par son slogan « Het kan wel ! » (« On peut y arriver ! »). Son président Rob Jetten a répété: Non, l’extrême droite n’est pas invincible ! Oui, il est possible de stopper son offensive. Nous, les démocrates, nous voulons marquer un point. Un point contre le langage de l’exclusion et de la division. Un point contre les forces négatives et les vrais fauteurs de troubles.

Et il a poursuivi: Les Néerlandais sont des gens qui se respectent les uns les autres. Qui sont attachés à la liberté de pouvoir être qui vous êtes. Les Pays-Bas sont un pays où règne l’humanisme et le souci d’autrui. Un pays de forces positives. Voilà qui sont les vrais Néerlandais. Le magazine Wilfried, à qui nous devons ces informations encourageantes mais peu médiatisées, en dit plus ICI.

La question des vetos.

Dès la publication des résultats des élections, divers vetos ont été prononcés par la majorité des partis. Ce fait inédit, a rendu la constitution d’un gouvernement impossible depuis près d’un an et demi. Henri Goldman nous fait remarquer que « je pointe particulièrement le méchant PS ». En effet, je n’ai pas repris la liste complète des partis qui ont émis des vetos, pas de raison de faire porter le valet noir au seul Ahmed Laaouej.

Henri précise « Le premier veto de nombreux partis francophones concernait la Team Fouad Ahidar (« communautariste », « islamiste »…). Sans veto de ce côté, on avait une confortable majorité à 3 partis du côté néerlandophone. Le second veto concernait le PTB. Il n’était pas forcément candidat au pouvoir, quoiqu’ il ait participé correctement aux discussions pour un majorité de gauche initiée le 1er mai par Ahmed Laaouej et arrêtée début juin par le retrait de Vooruit. » Vous trouverez la suite de son commentaire ICI.

Comme Ahmed Laaouej se fait relativement silencieux ces derniers temps, vous aurez l’occasion de l’entendre et de lui poser vos question, ce mardi 20 janvier à 19h au Centre bruxellois d’action interculturelle (CBAI) au 24 avenue de Stalingrad. Ans Persoons (Vooruit) sera aussi de la partie. La liste complète des invités des prochaines « Rencontre du 1er mai » est disponible ICI.

Exiger l’entrée en conclave ?

Alors que le plan d’ Yvan Verougstraete progresse, plusieurs lecteurs estiment qu’il n’est pas réaliste d’essayer réunir en conclave les porte-parole des différents partis qui ont obtenu des sièges lors des dernières élections, vu les vétos déposés à l’encontre de plusieurs d’entre eux. Respect Brussels mais aussi le Collectif 541 – We are Brussels et des représentants de la société civile et de la culture, des magistrats, des académiques, des journalistes, … exigent cependant toujours cette entrée en conclave sans tabous.

« Nous, on fait notre travail tandis que les élus n’atteignent pas le seul objectif qu’on attend d’eux: former un gouvernement. Et c’est nos salaires à nous qui vont être coupés, pas les leurs ». Que les responsables politiques entrent en conclave sans tarder et fassent leur travail au finish. Que ceux qui refusent, le déclarent publiquement. L’électeur s’en souviendra.

Dans son rapport annuel, la Ligue des Droits Humains, épingle la particularité de l’instant politique qui met à mal l’ensemble des piliers de la démocratie. Elle dénonce des attaques graves contre la justice, les médias, la société civile, mais aussi contre les droits des personnes en difficultés socio-économiques et réfugiées. A Bruxelles, les associations licencient, la STIB  supprime deux lignes de bus, des enfants dorment dans la rue, des délinquants sont relâchés faute de place

Ne pas gâcher la fête.

Si dimanche, le Maroc l’emporte sur le Sénégal, ce sera un objet de joie et de fierté pour tous les Bruxellois originaires du Maroc. La place des Étangs Noirs sera le lieu de rassemblement spontané de tous ceux et celles qui voudront fêter une éventuelle victoire. Lors des précédentes compétitions, les réjouissances se sont bien déroulées et ce n’est qu’en fin de soirée, qu’un petit groupe a commencé à détruire du mobilier urbain et faire de la fête un champ de bataille.

C’est évidemment sur cette phase finale spectaculaire que la presse a mis le focus. Beaucoup de jeunes ont regretté cet amalgame dont ils ont été l’objet face à une minorité de casseurs. On a moins parlé des actions positives de ces jeunes. D’autres ont regretté qu’une f »an zone » avec grand écran n’ait pas été mise en place pour le plaisir et pour le contrôle des participants. Un groupe de parents s’est constitué pour tenter d’intervenir avant la police pour dissuader des passages à l’acte. La police a revu son dispositif pour dimanche.

Il est courant que des groupes de casseurs infiltrent des manifestations et discréditent le message qu’elles entendent porter. Un peu comme pour les hooligans, certains estiment qu’il faudrait les repérer – grâce aux caméras – afin de pouvoir les assigner à résidence lors de prochaines manifestations. C’est le point de vue du ministre de l’Intérieur. D’autres estiment que ce serait une atteinte à la liberté d’aller et de venir sans jugement.