Archives de catégorie : Energie

Un métro qui nous chaufferait ?

Et si l’on profitait de la chaleur du sous-sol dans le métro pour chauffer des logements par géothermie ? C’est ce qu’à fait la métropole de Rennes: lors de la construction d’une nouvelle  ligne de métro, elle a décidé d’équiper d’échangeurs géothermiques les parois moulées et radiers de quatre stations.

Une première mondiale, au vu de la surface équipée. Elle permet aujourd’hui de chauffer 112 logements et 1 000 mètres carrés de bureaux. Le potentiel des échangeurs déjà en place permettrait même d’en chauffer davantage.

Cette solution avantageuse tant au plan économique qu’environnemental reste pourtant, aujourd’hui encore, sous-exploitée. Des retours d’expérience tels que celui de la métropole de Rennes seront donc précieux pour ouvrir la voie à l’exploitation de la géothermie. The Connection en dit plus ICI. Qu’en pense la STIB, qui veut créer sept nouvelles stations pour le Métro3 ?

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Le gaz énergie du passé.

À Bruxelles aussi, le gaz est une énergie du passé … même si nous en sommes toujours très dépendants. Ce n’est pas pour rien si le Parlement européen a voté un texte – controversé – considérant le gaz naturel comme une source d’énergie de transition… (tout comme le nucléaire). Pour se débarrasser des centrales à charbon et équilibrer les réseaux électriques avec la montée en puissance des renouvelables intermittents (éolien et solaire), les centrales à gaz sont la solution la plus rapide et la plus simple.

Mais la production et la combustion du gaz naturel produisent toujours des gaz à effet de serre, même si elle est nettement plus faible que celle du charbon ou du mazout. Mais ce gaz, nous devons l’importer de Russie, du Qatar et aussi des Etats-Unis qui produisent du néfaste gaz de schiste en surabondance. Pour éviter cela, les énergies renouvelables intermittentes n’offrent pas une solution satisfaisante du fait justement de leur intermittence. Elles se manifestent notamment lors des pics de consommation en hiver, quand il fait froid et qu’il y a peu de vent et peu d’ensoleillement. Transitions Énergies en dit plus ICI.

Même si le gaz permet une transition en douceur, il ne représente en aucun cas l’énergie du futur. Il est dès lors hasardeux de s’équiper de matériel neuf fonctionnant au gaz. La Flandre n’installe déjà plus de canalisations de gaz dans les nouveaux lotissements. L’électricité est la source d’énergie la plus propre, si elle est de production verte. Elle permet d’alimenter des plaques à induction, des chauffe-eau, des pompes à chaleur, des radiateurs à inertie et tout notre équipement électroménager. L’électricité, énergie du futur ? L’offre pourra-t-elle suivre la demande ?

Les taxis de demain.

Voitures et carburants de plus en plus chers, zones de basses émissions interdites aux véhicules les plus anciens, voitures électriques et à hydrogène hors de prix, les Bruxellois font leurs comptes. Avec un abonnement à la STIB et à Cambio, avec un vélo électrique et de temps en temps un taxi, pour certains il pourrait être moins coûteux de se passer de voiture et de garage.

Oslo s’est doté de 100 taxis propres à hydrogène. Pour les Jeux Olympiques, Paris alignera 500 taxis à hydrogène Toyota Mirai. Aussi en partenariat avec Toyota, Madrid va remplacer un millier de ses taxis par des modèles à hydrogène et construire un réseau d’avitaillement grâce un électrolyseur de 10 MW, alimenté par une centrale solaire de 20 MW chargée de fournir l’ hydrogène vert aux taxis.

Au Japon, Honda, General Motors et Cruise lanceront ensemble 500 taxis Cruise Origins complètement autonomes dès 2026. Alors que les chauffeurs de taxis bruxellois se plaignent bruyamment de devoir passer à l’électricité à partir de 2025, s’ils veulent renouveler leur véhicule, ailleurs on semble parier sur l’essor du taxi new look comme mode de déplacement moderne complémentaire.

Le taxi autonome Cruise Origines qui va se développer au Japon.

Vivre mieux avec moins ?

Dès aujourd’hui, un autre habitat serait possible avec des équipements durables, réparables et à l’impact écologique limité, affirment les militants de la maison low-tech. L’objectif est de s’assurer que les techniques deviennent accessibles à tous et puissent être adaptées au quotidien sans sacrifier le confort.

A l’opposé des smart appartements connectés, bardés de capteurs et d’enceintes, la maison low-tech devrait permettre des économies importantes, notamment en matière d’énergie. Chacun a la possibilité de choisir des équipements durables, facilement réparables et fonctionnant avec des énergies renouvelables, solaire en tête. Aujourd’hui cela nécessite cependant encore un investissement important en argent et en temps.

Des expérimentations ont eu lieu en Bretagne et ont donné lieu à un rapport et une web-série. L’objectif est de s’assurer que les techniques recensées par l’association deviennent accessibles au plus grand nombre. Si l’aventure vous intéresse, Alternatives Economiques en dit plus ICI, même si tout n’est pas transposable en ville.

Le retour du garde manger ?

Le PEB questionné.

Plusieurs commentaires suite au billet consacré à l’estimation de la performance énergétique d’un bien immobilier PEB à Bruxelles. Les méthodes retenues pour l’évaluer sont assez proches dans les trois Régions et dans d’autres pays, mais elles sont cependant toutes largement remises en question.

Une lectrice évoque l’aspect “rebond” qui veut qu’un logement mal isolé pousse ses utilisateurs à économiser l’énergie en ne chauffant pas toutes les pièces et à diminuer le thermostat, là où les occupants d’un logement mieux isolé se montrent plus insouciants. Elle explique ICI comment cela fausse les calculs. La France se trouve face au même problème avec sa certification DPE et on y parle d’un scandale d’Etat.

Une autre lectrice fait part de son désarrroi face à la bureaucratie et aux coûts prohibitifs des travaux. Homegrade et Renolution peuvent apporter quelques réponses et de l’aide. Par exemple:  la seule isolation du toit semblerait suffire pour sortir des catégories F et G dans 54% des cas.

Plus globalement, si une méthode de calcul s’impose pour estimer notre consommation d’énergie, celle retenue aujourd’hui ne peut devenir règlementaire sans une révision fondamentale et une meilleure formation des certificateurs.