Archives de catégorie : Commerce

Vers une ville plus conviviale.

Si une ville se doit d’être fonctionnelle, ne doit-elle pas aussi être relationnelle ? Selon les auteurs d’un livre qui vient de paraître « Cinq leviers de la Ville relationnelle » ces deux notions doivent se compléter. La ville relationnelle a cependant du retard à rattraper et cela ne se fait pas en une mandature. Le temps des politiques et celui de l’urbanisme d’une ville ne sont pas alignés.

Vous voulez connaître ces cinq leviers pour une ville où l’on se sent bien ? Les voici sans commentaires. « Les ruisseaux de fraîcheur. La deuxième peau des parcs. Les bandes ludiques. Les carrefours vivants. Les parkings prévenants ». Cela demande évidemment des explications et des exemples de réussite. Les auteurs ont été se balader à Lyon, à Nantes mais aussi à Namur, Liège et Bruxelles à la découverte de quartiers conviviaux.

Vous en découvrirez quelques aspects ICI et pourriez en devenir des partisans. Les auteurs ne cachent cependant pas la résistance qui s’exprime chez les automobilistes mais surtout chez les commerçants, qui ont peur du changement. Il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie pour leur expliquer qu’à moyen terme leurs affaires retrouveront un équilibre et même une progression. Mais tous ne peuvent tenir le coup si longtemps.

 

Taxer le transport aérien.

Bénéficiaire d’un carburant non taxé, le transport aérien reste souvent moins coûteux que le chemin de fer, malgré une production de gaz à effet de serre par passager beaucoup plus importante. C’est cependant plutôt pour boucler son budget, que le gouvernement fédéral a décidé qu’une nouvelle taxe lui sera appliquée.

10 € pour chaque vol au départ d’un aéroport belge à partir de 2027, avec une augmentation de 0,50 € pour les vols court-courriers en 2028 et encore 0,50 € de plus en 2029 (= 11 €). Les compagnies aériennes n’ont pas manqué de réagir vertement et Ryanair de nous menacer. Ils rappellent qu’en début d’année, les taxes avaient déjà été portées à 10 € pour les vols de moins de 500 km et à 5 € pour les vols de plus de 500 km. Sans compter les 3 € par passager décidé par l’aéroport de Charleroi.

Trop peu élevées pour dissuader qui que ce soit de prendre l’avion, ces nouvelles taxes contribueront bien à remplir les caisses de l’État, mais ne suffiront pas pour mettre fin à la concurrence déloyale entre le transport aérien et les déplacements en chemin de fer, qu’il est pourtant indispensable de promouvoir, pour des raisons environnementales.

Les rues les plus cool du monde.

Le magazine international consacré au style de vie urbain TimeOut a élu la rue de Flandre 11e rue la plus cool du monde. « C’est une rue qui reflète parfaitement Bruxelles: créative, joyeuse et un peu brute de décoffrage. » Elle prolonge la rue Sainte-Catherine – le ventre de Bruxelles –  avec une mixité des commerces réjouissante qui ne cesse d’étonner. Bruxelles en miniature. Le Soir en dit plus ICI.

Bien sûr des restaurants, mais aussi des bonsaïs, une librairie indépendante, le centre culturel baroque de la Bellone, des robes de mariées, un réparateur de vélos, des vins italiens, une wasserette, des vitrines d’artisans et même un parking public. Tout ce qu’il faut pour attirer les Bruxellois curieux et les visiteurs qui en ont marre des gaufres, des frites et des pralines de la rue de l’Etuve et de la malbouffe du piétonnier.

Une nouvelle réjouissante pour cette rue historique du centre-ville, qui allait encore bien mal il y a quelques années. La Ville s’en inspirera-t-elle pour assurer la mixité des nombreux commerces dont elle est propriétaire et qui ne brillent ni par leur originalité, ni par leur qualité ? Mais finalement, le plus simple ne serait-il pas que vous descendiez jusque là, pour juger par vous-même si la récompense est méritée ?

Alimentation saine pour tous.

Bien sûr, rien ne remplace le cuisiné maison. Ne faut-il cependant pas s’étonner et se réjouir de voir le fonds derrière Quick et Burger King devenir le principal actionnaire de Foodmaker, le spécialiste belge des repas frais et prêts à manger ? Donner accès à une alimentation saine au plus grand nombre – et non la réserver à une élite – est un objectif louable et une bonne nouvelle.

Foodmaker prépare 150.000 plats frais chaque jour. Il les écoule  notamment dans ses propres restaurants à Bruxelles et ailleurs, mais ivre aussi ses plats à des supermarchés comme Delhaize, Rewe, Monoprix et Franprix. Un géant de l’alimentation fraiche. Une qualité qui reste évidemment à surveiller, lorsqu’une entreprise alimentaire se développe aussi largement. En contradiction avec le livre de E.F. Schumacher Small is Beautiful.

Pour la nourriture, on préfère évidemment le fait sur place. Là, ce sont des dizaines de camions qui partent chaque jour de Westerlo vers l’Europe. Cela semble néanmoins une alternative sérieuse à la malbouffe. L’engagement de ce nouvel investisseur dans ce créneau semble indiquer que le vent pourrait tourner. Le hamburger, le dürüm et la mitraillette pourraient finir par lasser les plus fanatiques.

Financer l’armement ?

La plupart des banques ont récemment revu leur politique d’investissement pour les portefeuilles qu’elles gèrent au nom de leurs clients. De nombreux clients estiment qu’elles devraient investir davantage dans la défense du pays. D’autres rappellent qu’il existe aussi des clients qui préfèrent éviter ce secteur, même s’il s’avère rentable.

Les banques disent tracer une ligne nette entre les armes conventionnelles et celles dites controversées. Elles s’abstiennent de financer des armes proscrites par des traités internationaux: armes à sous-munitions, mines antipersonnel, ainsi que les armes biologiques et chimiques. Pour Belfius, à la différence de KBC ou de Delen Private Bank, investir dans une entreprise produisant des armes nucléaires est parfois considéré comme acceptable. L’Echo en dit plus et publie une liste noire ICI.

L’excellente performance boursière des entreprises actives dans ce secteur – autrefois ostracisé- est évidemment un argument de poids. Vu la relative discrétion qui pèse sur l’information, si vous disposez d’un portefeuille, il peut être judicieux de prendre contact avec votre banque pour lui préciser les types de placements que vous acceptez et ceux auxquels vous refusez de contribuer.