Des microplastiques partout.

Une bouteille d’eau en plastique recyclé affiche un bilan carbone bas. Elle passe donc pour un choix écologique face à une bouteille en verre. Pourtant, elle figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Les trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus cet objet. C’est cet article de The Conversation qui l’affirme.

Sa fragmentation lente et  inéluctable en micro- et nanoparticules persistantes est particulièrement interactive avec le vivant. Ses débris envahissent l’air, les sols, l’océan et voyagent jusqu’à l’intérieur de nos organes. On en retrouve désormais dans le sang, le placenta et même le cerveau humain.

Un vêtement issu d’une bouteille en PET décyclé émet ainsi 50 % de microfibres en plus à l’usage. Le décyclage ne réduit pas l’empreinte plastique globale, il ne fait que la déplacer dans le temps en accélérant les émissions immédiates. L’empreinte plastique particulaire (EPP) devrait permettre de chiffrer le phénomène. On ne peut réduire ce que l’on ne sait pas mesurer. Tant que les particules de plastique resteront hors des radars, nos acteurs politiques continueront de viser à côté de la cible.

 

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