A peine élus sur la liste d’un parti, il arrive que des élues ou des élus quittent ce parti. Ils ou elles siègent alors comme indépendants ou apportent leur voix à un autre parti… qui leur propose de meilleures opportunités, notamment parce que leur siège peut être décisif. Cinq exemples récents. Quelle confiance encore maintenir aux personnes à qui nous accordons notre voix ?
La personne doit-elle démissionner de son mandat et le rendre au parti, grâce auquel elle a été élue ? Selon la Constitution – qui organise la démocratie – un élu vote librement selon sa conscience, il n’est pas supposé recevoir d’instructions obligatoires d’un parti ou d’un électeur. Il peut être exclu de son parti, mais son mandat du peuple ne peut lui être retiré par son parti. Changer d’orientation politique ne nécessite donc pas de démissionner de son mandat.
La politologue Caroline Van Wynsberghe consacre un article intéressant à cette situation, qui tend à se multiplier, aussi au niveau communal. Il en va de l’impact de cette pratique sur la confiance envers la classe politique. Elle renvoie à l’idée de trahison. Le monde politique belge se passerait bien de voir ainsi son image un peu plus écornée.
