Pour une ville modeste.

Avec son million deux cent cinquante mille habitants, Bruxelles demeure une petite ville parmi les capitales du monde. Son accession au statut de capitale de l’Europe ne devrait pas lui inspirer des rêves de grandeur démesurés, dont elle n’a pas les moyens. C’est l’ancien échevin des Travaux publics de Bruxelles et député régional, Michel Van Roye, qui nous le rappelait peu de jours avant qu’il décide de nous quitter définitivement.

Pour lui, un métro lourd, un shopping NEO de 72.000 m2, un espace Kanal-Centre Pompidou gigantesque, sont  démesurés pour une capitale, que l’Etat et les deux autres Régions rechignent à financer correctement. Par contre, le réaménagement du parc urbain Marie Janson, celui de la place du Châtelain et de la place Flagey, constituent des lieux de rencontre modestes, ombragés et conviviaux, appréciés des citoyens.

Michel Van Roye, c’est aussi la fin des affiches de 20 m2 en ville, la création « d’oreilles » aux coins des rues, une signalétique urbaine conviviale, un zinneke qui fait pipi, la redécouverte souterraine du palais de Charles Quint, la création du parcours BD, …  Des actions qui ont discrètement changé la ville. Secrétaire général du Quartier des Arts, il a aussi mené un combat pour la préservation des perspectives urbaines, menacées par la construction d’immeubles et de tours mal situés. Bruxelles lui dit: Merci Michel.

Michel Van Roye initiant les fouilles du palais du Coudenberg, siège des ducs de Bourgogne

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2 réflexions sur « Pour une ville modeste. »

  1. David Roulin

    Merci Yvan pour ce témoignage. C’est peu de dire que les conversations avec Michel me manqueront. Son humilité, ses conseils avisés, son humour cinglant…
    Bruxelles perd un de ses plus fervents défenseurs, de son territoire, de son histoire, de sa culture.
    Les défis à venir sont encore nombreux, nous tâcherons d’en être dignes en sa mémoire.

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  2. Christine BASTIN et Jacques Evrard

    Michel nous manquera, sa gentillesse inébranlable, son humanisme, son érudition sans fond et sans faille sur l’histoire de Bruxelles …. « Quand un homme meurt c’est une bibliothèque qui brûle » Bon voyage Michel, condoléances à sa famille et tous ses amis.

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