Dans une interview livrée au Brussels Times – traduite pour vous ICI – le politologue Dave Sinardet rappelle d’où nous venons et se demande où nous allons ? Dans le passé, le gouvernement bruxellois était toujours l’un des premiers à être formé, généralement un mois après les élections ». Au vu de règles institutionnelles complexes, c’est un vrai miracle que les choses n’aient pas mal tourné plus tôt.
A Bruxelles, Région bilingue, les partis ne peuvent pas présenter de listes bilingues et doivent former une majorité dans chacun des deux collèges électoraux: un collège néerlandophone et un collège francophone. Ces deux groupes réunis doivent alors former le gouvernement régional. Si le parti de droite MR est dominant côté francophone, c’est le parti progressiste Groen qui domine du côté néerlandophone. A tous les niveaux, ils sont quasi diamétralement opposés.
Un sentiment d’urgence a aussi fait défaut. Au fédéral on a évoqué un délai de six mois avant d’imposer de nouvelles élections et aussi la diminution progressive du financement des partis. Une étude de l’ULB a montré qu’une proportion importante de francophones ont voté pour des candidats figurant sur des listes néerlandophones. Les électeurs montrent ainsi qu’ils se désintéressent d’un système qui n’est plus adapté à la réalité actuelle. Alors pourquoi le conserver ? Pendant ce temps, d’autres Bruxellois se lassent et se désintéressent de la politique. La RTBF publie aussi ICI une bonne synthèse des réactions de presse.

C’est le drame en action, le politique bruxellois nous fatigue, nous use. Nous devons travailler pour vivre et consacrer du temps à celles et ceux qui nous sont chers.
En face, le politique est payé et ne fais pas grand’ chose. Autrement dit : nous nous usons et le politique est payé par nos impôts pour saboter la démocratie.
Nous avons un choix : soit nous nous lassons et c’est le tapis rouge pour eux vers la dictature douce, soit nous descendons non-stop dans la rue.
Apparemment, c’est le premier choix qui est décidé par le peuple.
Aîe